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Au GAEC des Deux L : 27 500 e se sont envolés en 6 mois

Edwige Darracq a tenu ses promesses. Après être resté éveillée lors de la Nuit de la Détresse (manifestation FDSEA/JA le 2 juillet dernier), le sous-préfet de Vire a visité mercredi 30 septembre le GAEC des Deux L (Lassy). Un élevage en plein doute alors que les premières estimations de baisse du revenu 2015 sont tombées.

© TG

120 ha à 3 associés, 850 000 litres de lait, 40 ha de maïs, 35 ha de blé, 30 à 40 taurillons par an et une vingtaine de vaches allaitantes... Rien de surdimensionné au GAEC des Deux L Lassy-14) et des œufs dans différents paniers pour lisser la volatilité du revenu. Mais la formule ne fonctionnne plus et le revenu 2015 va déraper dans le mauvais sens. “On a perdu 27 500 e sur les 6 premiers mois de l’année, 50 000 e à la fin de l’exercice”, annonce dépité Alain Lebaudy qui après s’être associé avec ses parents fait désormais confiance à 2 jeunes. Et le GAEC n’est pas un cas isolé. La Ferme Calvados aura dévissé de 50 Me au 31 décembre 2015. C’est cette réalité qu’a voulu montrer une délégation FDSEA/JA du Bocage au préfet de Vire.

Des zones d’ombre dans l’année blanche
Au nom de la FDSEA, Patrice Lepainteur a porté deux requêtes particulières : le seuil d’éligibilité du FAC (Fonds d’Allègement des Charges) et la prise en charge du coût de l’année blanche. “1/3 Etat, 1/3 banque et 1/3 éleveur. Le DRAAF nous l’a annoncé comme tel alors que le Premier ministre avait annoncé une prise en charge Etat - banque”. “On attend les modalités d’application, a répondu Edwige Darracq précisant que le numéro vert (guichet unique) avait reçu 1 100 appels et que 30 dossiers avaient été examinés par la cellule d’urgence. Ils mettraient plus en avant des difficultés structurelles que conjoncturelles. “Tout le monde doit s’investir pour mettre en place des audits et trouver des solutions pérennes”, a-t-elle insisté.
Et de la pérennité, il en faut notamment dans l’attribution des droits à produire. On y voit flou dans le lait. A l’heure du départ en retraite des baby-boomers, la reprise d’outils pour l’installation ou la restructuration pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.
L’environnement, avec sa pause, a également été débattu. Alain Lebaudy a dénoncé sur le sujet “l’utopie politique” estimant que le resserrement de l’étau administratif avait généré depuis 2 ans de multiples retournements de prairies et arrachages de haies.  “A chaque fois qu’on ajoute une norme environnementale franco-française, on augmente nos coûts de production”, a déploré pour sa part Stéphane Pasquier, au nom des producteurs de porcs. Reste qu’après les actions fortes de cet été et les annonces gouvernementales consécutives, l’heure est à la pratique. FDSEA et JA ont trouvé le bon interlocuteur. Le préfet de Vire est en effet en charge du pilotage de la cellule départementale technique et opérationnelle.

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