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Au marché de Caen, un bon accueil pour les agriculteurs

Dimanche 8 décembre, une petite dizaine de membres de la FDSEA du Calvados a tenu un stand au cœur du marché de Caen. A la rencontre des consommateurs, les agriculteurs ont évoqué les sujets qui fâchent. Ils ont été plutôt bien entendus.

llll Arrivés dès 7h45 pour s’implanter en plein cœur du marché de Caen, les sept membres de la FDSEA du Calvados ont harangué les passants toute la matinée.
Dans leurs mains, des sacs de blé et une feuille d’analyse prouvant l’absence de glyphosate. Nathalie Lepelletier ne ménage pas ses cordes vocales. L’ancienne préparatrice en pharmacie s’amuse à comparer les produits interdits en agriculture mais permis dans les médicaments pour animaux.

Solidarité
Une cinquantaine de consommateurs a écouté et discuté avec les agriculteurs, éventuellement autour d’un verre de lait. Certains ont plaisir à s’arrêter, comme cet ancien fonctionnaire de la préfecture. Il comprend « tout à fait la cause » et se sent solidaire de « ceux qui nous nourrissent ». S’il partage le point de vue de l’écologie, il s’insurge contre les accusations à l’encontre des agriculteurs. « Ils font le maximum pour mettre le moins de pesticide possible. » Cet habitué du marché est satisfait de connaître l’origine locale des produits qu’il achète. Christophe Macé confirme : « on a un bon accueil ce matin. On parle aussi de la rétribution qui ne nous permet pas d’investir dans du matériel, de la technologie pour sortir des pesticides ».

Agriloving
« Nous sommes au marché parce que nos consommateurs sont ici, indique le président de la FDSEA. Il faut leur parler et les écouter aussi ». « Les gens me demandent si on est touché par le changement climatique, ajoute Nathalie Lepelletier, je réponds que c’est déjà le cas ». Son rêve, remplacer le terme agribashing par agriloving : « il faut qu’on nous aime parce qu’on y met tout notre cœur. Et on assure une traçabilité qui défie toute concurrence. Ce n’est pas acceptable d’être si peu considéré ». L’opération devrait se reproduire à Bayeux, Lisieux et Vire. « Nous pourrions aller dans un supermarché aussi, mais sur les marchés, les gens sont plus réceptifs, ils prennent leur temps », constate Christophe Macé.

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