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dans la ration
Aucun brin de folie

Ni trop court, ni trop long ! La bonne taille du brin dans la ration, c’est de 3 à 5 cm. Question de rumination !

Au GAEC de La Corbinière, au Mesnil-Scelleur (61), le passage à la ration complète s’est accompagné de quelques troubles métaboliques dûs à un manque de fibres dans l’assiette. "On a essayé la paille coupée puis défibrée", se souviennent Michel, Chantal et Frédéric Sable, les maîtres des lieux. Un léger mieux mais toujours un déficit de cellulose dans la ration. L’utilisation du Rumilus, avec son appétence et sa valeur alimentaire plus élevée que la paille, a nettement amélioré la situation. De l’engrais vert dans la ration Mais l’autorisation d’exploiter la jachère, l’an dernier, va modifier la donne. Le trèfle violet, normalement engrais vert, a été enroulé. Une seconde coupe, au rotocut, en fin de saison a également été enrubannée. De l’appétence, un bon taux de MS (Matière Sèche) et un apport en fibres qui donnent satisfaction à nos éleveurs. Même s’il ne s’agissait que d’un test et que la technique de récolte reste à affiner, on pense à La Corbinière multiplier à terme la surface en trèfle violet pour atteindre une dizaine d’hectares hors jachère. Homogénéiser la ration La ration complète est chargée au godet par strates successives dans une recycleuse (marque Belair). "Toutes les couches passent au démêleur. Il suffit de 3 minutes, assure Frédéric Sable. L’objectif est d’obtenir la ration la plus homogène possible. "La ration complète est une technique très pointue et nous visons le zéro refus", précise Michel Sable. Pour Michel Bellanger (Contrôle laitier 61), qui insiste pour que la vache garde sa notion d’appétit, quelques règles simples s’imposent. "Il faut rechercher des brins longs de 3 à 5 cm . Au-delà, la vache démélange. Elle démélange aussi avec d’autant plus de facilité que les éléments sont secs, insiste notre technicien. C’est pourquoi, dans certains cas, on peut préconiser de mouiller la ration". Autre astuce au niveau de la table d’alimentation : il faut privilégier une distribution en largeur plutôt qu’en hauteur. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la vache. Si le mélange est haut, elle plonge son mufle dans la ration et écarte facilement ce qui ne lui plaît pas. Elle trie ! "Il faut également éduquer les jeunes élèves à consommer du brin long", complète Frédéric Sable. Reste que le trèfle violet n’est certainement pas le fourrage le plus facile à récolter. Il nécessite de bonnes conditions météorologiques pour s’assurer de sa qualité mais il ne doit être ni trop sec ni trop travaillé pour conserver toute sa feuille. Au GAEC de La Corbinière, on s’intéresse de près au retourneur d’andains qui respecte le fourrage. Il est vrai que le niveau d’étable à 9 732 kg ne doit rien au hasard. C’est ce genre de détails qui finissent par faire la différence. Th. GuillemotRation - 40 kg de maïs, - 2,5 kg de trèfle violet, - 2 kg de blé - 3,2 kg de correcteur azoté, - 1,8 kg de colza - 300 g de minéraux (6/20), - 100 g de carbonate, - 200 g de bicarbonate + foin à volonté (environ 1 kg). Moyenne d’étable : 9 732 kg (38,5 et 31,4).Avis d’expert Les désileuses automotrices en CUMA Une formule originale qui s’est développée dans les départements du Grand Ouest, depuis les années 90. Une cinquantaine de CUMA se sont créées autour de l’activité désileuse automotrice. Généralement, ce sont des CUMA spécifiques regroupant 6, 7 adhérents. - Le circuit journalier effectué par le matériel, représente en moyenne 27 km avec un minimum de 8 km et un maximum de 50 km. - Les organisations de chantier varient d’une CUMA à l’autre. Mais bien souvent, la conduite de l’engin est réalisée par un chauffeur salarié. Le choix de celui-ci conditionne la bonne réussite du groupe. - Les coûts varient de 8 à 15 centimes/litres avec une moyenne à 10 centimes/litres.. Baptiste Foucault (FD CUMA 61)
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