Projet de territoire
Aval du futur et l'agriculture font-ils bon ménage ?
Le projet industriel Aval du futur, porté par Orano à la Hague, va marquer le développement du Cotentin. Qu'en est-il pour le monde agricole (emplois, compensations environnementales, etc.) ?
Le site Orano de La Hague se prépare au projet Aval du Futur, qui vise à moderniser ses installations de traitement des déchets nucléaires. Si c'est un projet d'envergure économique et industriel pour la Manche, les présidents d'intercommunalités réunis le 10 juillet à La Pernelle, près de Saint-Vaast-la-Hougue, autour du président du Département, Jean Morin, partagent les défis qui les attendent en matière de logements, infrastructures, d'emplois...
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Des perspectives pour la Manche
"C'est important d'échanger sur les perspectives qui s'offrent à nous", débute Fabrice Lemazurier, président de Saint-Lô Agglo. Pour rappel, ce chantier est évalué à plus de 40 milliards d'euros. Le Cotentin va avoir besoin de logements et d'infrastructures de transport. Sur les 6 000 emplois annoncés d'ici 2034 sur l'ensemble de la Manche, 1 000 concerneront directement Orano, EDF et Naval Group, les 5 000 restants concernent les sous-traitants. L'estimation monte à 10 000 emplois à horizon 2040.
"Aval du Futur doit être accompagné par un véritable projet de territoire construit par les élus locaux. Notre objectif est simple : faire en sorte que les emplois, les marchés, les formations, les infrastructures et les investissements profitent à toute la Manche, et pas seulement à quelques territoires", ajoute Charly Varin de Villedieu Intercom.
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Pas au détriment de l'agriculture
Le sujet a été évoqué par le président de la FDSEA de la Manche, Jean-Michel Hamel, lors de l'assemblée générale. "Nous ne sommes pas opposés au développement économique. Néanmoins, la tension existe sur le marché de l'emploi. Nous ne pouvons pas lutter en termes de compétitivité sur les salaires", relève le président syndical qui n'hésite pas à pointer également la dimension environnementale du projet.
"Il ne faudrait pas qu'en plus, le chantier s'accompagne de compensations environnementales à mettre en œuvre sur des terres agricoles. Le développement économique oui, mais pas au détriment de l'agriculture !", conclut Jean-Michel Hamel.
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