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Aménagements routiers dans la Manche
Axe Granville-Avranches : des améliorations dès 2024

Bandes multifonctions, créneaux de dépassement, voilà ce que propose le président du Conseil départemental de la Manche, Jean Morin, pour fluidifier l'axe Granville-Avranches, avec des travaux qui seront engagés à partir de la fin de l'année pour les plus rapides.

Jean Morin, président du Conseil départemental, entouré des vice-présidentes du territoire, Valérie Coupel-Beaufils (Bréhal), Catherine Brunaud-Rhyn (Avranches) et Sylvie Gaté (Granville).
© Sandrine Bossiere

Pas moins de 20 000 véhicules par jour sont comptabilisés à la hauteur de la zone du Croissant (RD 673), 13 000 véhicules/j au sud de Sartilly-Baie-Bocage (RD 673), 12 000 véhicules/j sur la rocade de Granville (RD 971), 10 000 véhicules/j sur le contournement de Sartilly (RD 973) et 3 200 sur le contournement de Marcey-les-Grèves. Des chiffres qui s'intensifient de l'ordre de 20 % voire plus en période estivale, de grands week-ends ou encore de grande marée. Des chiffres qui conduisent les riverains à exprimer une attente forte de l'amélioration de cet axe Granville-Avranches. " Faire une 2 x 2 voies d'un bout à l'autre n'est plus possible ", prévient Jean Morin, président du Conseil départemental, qui préconise " un projet admissible avec des améliorations de moindres importances, toujours dans l'objectif de sécuriser et fluidifier le trafic ", complète-t-il. La raison à cette décision remonte à 2021 avec le rejet du dossier d'autorisation environnementale, vécu comme un véritable coup de massue.

Des aménagements avec et sans DUP

La nouvelle feuille de route se dessinera en deux temps : des aménagements légers sans DUP (déclaration d'utilité publie) et d'autres plus conséquents nécessitant des DUP et des autorisations environnementales. " Je ne veux pas apporter des désillusions mais des messages d'espoir. Je veux un projet chargé de réalité ", martèle-t-il. Mais pour le moment, le Conseil départemental portant propriétaire du foncier, ne peut construire dessus. 

Décongestionner

Concrètement, dès la fin de l'année 2024, de premiers travaux devraient ainsi être lancés entre le rond-point de la CCI à Saint-Pair-sur-Mer et le hameau de la Havaudière avec des "bandes multifonctions". D'une largeur chacune de 1,50 m de chaque côté, elles s'ajouteront à la chaussée centrale qui sera réduite de 3,5 m à 3 m. Les véhicules lents pourront ainsi se déporter et se laisser doubler plus facilement afin d'éviter les ralentissements ponctuels. " Il s'agit de décongestionner la zone d'activité du Croissant ", note Olivier Thirion, directeur des infrastructures et du réseau routier du Conseil départemental. Ce même type d'aménagement se fera sur 1,8 km au nord de Sartilly, et sur 2,7 km au sud de la ville. Deux nouveaux créneaux de dépassement seront également créés entre Sartilly et Marcey-les-Grèves, et entre Sartilly et Saint-Pierre-Langers. Ces travaux devraient s'étaler jusqu'en 2026.

Trois zones problématiques

Des aménagements plus conséquents sont envisagés sur trois zones plus problématiques telle que la ZA du Croissant à Saint-Pair-sur-Mer, la zone de Marcey-les-Grèves et la Havaudière, principale zone d'habitations traversée par la route. Le temps sera plus long parce qu'il faut relancer des études, passer par des ateliers techniques, une concertation en 2025, des études réglementaires, un dépôt de dossiers, une enquête publique jusqu'à l'obtention de l'arrêté de DUP envisagé pour 2027, et un début des travaux pour 2028.

Du sens 

La route est encore longue. Et dans les scénarios, " un barreau de 2 x 2 entre les deux contournements aurait du sens ", concède Jean Morin. Seul, " l'avenir le dira ", conclut-il, et surtout les études sans oublier les recours éventuels.  

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