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Pascal FEREY, vice-président de la FNSEA
BCAE : “essentiel pour conduire nos assolements”

La mobilisation syndicale a payé : les dernières décisions ministérielles vont dans le sens des demandes de la FNSEA qui n’a pas relâché la pression pour rendre plus accessibles les nouvelles règles de conditionnalité. Mais la FNSEA reste très vigilante sur l’application des mesures, une clause de rendez-vous est prévue fin 2010.

Je note tout de même que la seule démarche à faire pour l’agriculteur pour en bénéficier sera de décider de son année de référence. Il n’aura même pas de dossier à faire en particulier. C’est une vraie simplification administrative. Pour une fois.
Je note tout de même que la seule démarche à faire pour l’agriculteur pour en bénéficier sera de décider de son année de référence. Il n’aura même pas de dossier à faire en particulier. C’est une vraie simplification administrative. Pour une fois.
© TG

Le ministère a assoupli sa position sur les BCAE “herbe”. Vous êtes satisfait ?
Pas complètement. Sur la gestion des surfaces, nous avons obtenu ce que nous demandions. C’est donc très positif. Sur les éléments topographiques, la décision est reportée d’un an. C’est une évolution mais rien n’est définitif. Enfin, sur la grille des sanctions, je ne peux pas être d’accord : on met en place une mesure et on sanctionne dès la première année d’application. C’est excessif et c’est contraire à la méthode appliquée jusqu’à présent.

Vous demandez de la progressivité ?
C’est la moindre des choses. Là, on s’en va dans une application aveugle de la réglementation. Je demande toujours de la pédagogie parce que c’est plus efficace que la seule sanction. Le Ministère ne nous a pas entendus sur ce point. C’est bien regrettable. Mais nous ne cautionnons pas cette décision excessive. L’Etat se justifiera seul devant les agriculteurs.

Globalement, ces décisions vont dans votre sens…
La décision sur les prairies va être un vrai assouplissement. Il sera même plus facile de rapprocher une surface en prairie de sa stabulation que dans l’ancienne formule des transferts d’éligibilité. C’est donc un assouplissement essentiel pour conduire nos assolements.

On ne pouvait pas se passer de ces BCAE ?
Il était difficile de demander une aide sur les surfaces en herbe et d’exiger en même temps la possibilité de supprimer des prairies ! Je rappelle que nous sommes dans un régime où les aides sont découplées. La prime à l’herbe décidée par le Ministre Barnier au printemps se traduit donc par un complément de DPU, non par une nouvelle aide couplée à la surface et variable chaque année. Je note tout de même que la seule démarche à faire pour l’agriculteur pour en bénéficier sera de décider de son année de référence. Il n’aura même pas de dossier à faire en particulier. C’est une vraie simplification administrative. Pour une fois.

Votre combat syndical a porté ses fruits ?
Oui, en partie. C’est aussi par la mobilisation de nos fédérations départementales qui sensibilisent les représentants de l’Etat, les parlementaires… C’est tout ce travail mené sur le terrain qui nous permet d’aboutir à Paris. C’est six mois
de mobilisation.

C’est un acquis de plus pour la FNSEA…
C’est un acquis pour le réseau syndical. C’est aussi la preuve que ce réseau est indispensable. Pour être efficace, il faut être présent sur le terrain au quotidien. Et nous le sommes. Il ne suffit pas d’organiser une  action un bon matin parce qu’on se rend compte que quelque chose ne va pas. Il faut de la constance et de la persévérance pour être crédible.

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