Aller au contenu principal

Bétaillère : du sur-mesure télécommandé

Structure monobloc galvanisée et portes électriques télécommandées : le GAEC de la Guérinée a opté pour le haut de gamme au moment de renouveler la bétaillère. En travaillant avec une entreprise artisanale, ces éleveurs ont pu adapter cet investissement à leurs attentes. Fil conducteur de ce choix : une construction sur mesure.

llll Hydropont 8000... Derrière cette appellation futuriste se cache une bétaillère. L'équipement n'est pas si anodin qu'il y paraît. Les bétaillères ont aussi leur haut de gamme. Ses portes électriques et télécommandées rendent ce modèle unique.
Le pont est hydraulique. L'ensemble mesure 8 m de long et 2,20 m à
l'intérieur (2,55 m hors tout). Le PTC atteint 18 tonnes avec une charge utile de 12 tonnes. Avec une fabrication artisanale, l'entreprise Hédou (Manche) s'est adaptée aux demandes de Martial Harivel et Stéphane Lainé. Ces beaux-frères se sont associés en 2014, le cheptel est alors passé de 180 à 250 vaches allaitantes. Les deux hommes exploitent un parcellaire morcellé, dans le bocage ornais. Autour de la Carneille, une dizaine de kilomètres séparent les îlots. Le GAEC de la Guérinée voulait donc un équipement adapté et sécurisant. « Choisir un matériel de construction artisanale nous permettait d'adapter cette bétaillère à nos demandes particulières. On peut dire qu'elle a été fabriquée sur-mesure », explique Stéphane Lainé.

Une fabrication artisanale
Le GAEC de la Guériné s'est tourné vers l'entreprise Hédou, basée à Juvigny-le-Tertre. Ce fabricant joue la carte de l'écoute. Et le panel des services est large : des bétaillères avec système de pose au sol ou pont, des carrosseries pour porte-paille avec leur casquette hydraulique, des auges et contener en inox sur mesure, des outils agricoles (masse, lame), des remorques agricoles ou routières.
Martial Harivel et Stéphane Lainée ont eux axé leur choix sur la volonté d'éviter tout accident au travail. « Nous manipulons beaucoup d'animaux. Nous avons déjà pris quelques coups », témoignent les éleveurs. L'ouverture des portes de leur bétaillère est donc électrique, mais également télécommandée. « On évite les chocs en fermant les portes à distance. Nous avions observé ce système sur un véhicule poids lourd d'un négociant de bestiaux et ça nous a plu. Les systèmes hydrauliques se commandent sur le côté de la bétaillère. C'est trop long pour fermer. Là, on a la télécommande à la main. Hédou est l'unique fabricant à nous l'avoir proposé et nous ne reviendrions pas en arrière », justifie Stéphane Lainé.

Structure monobloc galvanisée
L'entreprise Hédou a été fondée en 1978. Cyrille l'a reprise avec son épouse en 2007. Ce fabricant artisanal emploie 5 personnes.
Outre l'Hydropont, la petite société propose un second modèle de bétaillère : l'Hydrosol. Comme son nom l'indique, elle se pose au sol pour charger les animaux. « Dans tous les cas, nous sommes sur une conception artisanale à l'écoute du client. Les squelettes sont constitués de tubulures galvanisées. La structure est toujours monobloc. Enfin, les bétaillères sont habillées de panneaux en aluminium ».

Les agriculteurs peuvent charger 12 à 13 Charolaises amouillantes. Particularité de cette bétaillère : les portes sont électriques et télécommandées. DR)
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité