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Consommation
Bien alimenter les vaches pour bien alimenter les gens

Par rapport aux laits des régimes hivernaux, les laits issus du pâturage sont nettement moins riches en acides gras moyens et saturés et sont en revanche plus riches en acides gras longs et insaturés et en particulier en oméga-3 et CLA. L’apport d’ensilage de maïs au pâturage tend à réduire la qualité nutritionnelle des laits.

En pratique, pour produire du lait de bonne qualité organoleptique et nutritionnelle il faut privilégier l’herbe pâturée.
En pratique, pour produire du lait de bonne qualité organoleptique et nutritionnelle il faut privilégier l’herbe pâturée.
© B. Compagnon
Avec les régimes hivernaux, les tourteaux font la différence
L’ensilage d’herbe donne un lait de meilleure qualité nutritionnelle que l’ensilage de maïs associé à du tourteau de soja. Par contre la qualité nutritionnelle des laits issus des rations maïs + colza est aussi bonne voire meilleure que celle des laits issus des rations ensilage d’herbe. De la même manière, une nette amélioration de la qualité nutritionnelle des laits peut être obtenue en utilisant des graines de lin ou du tourteau de lin comme complémentaire azoté des rations maïs mais son prix est élevé.
Les betteraves et les aliments riches en sucres solubles (mélasse, lactosérum) qui favorisent la synthèse des acides gras à chaîne moyenne et saturée doivent être évités.

Faire les bonnes associations fourrages - concentrés

Le profil en acides gras des laits dépend principalement de la composition en acides gras de la ration consommée par les vaches laitières. Les acides gras saturés à chaîne moyenne se retrouvent presque intégralement dans le lait, alors que les acides gras insaturés ne s’y retrouvent qu’en partie.
Les fourrages verts et surtout l’herbe jeune de printemps et d’automne sont riches en acides gras poly-insaturés, principalement en oméga-3. Après fauche, la teneur en oméga-3 tend à diminuer au profit des acides gras saturés et mono-insaturés, et ce d’autant plus que le temps de séjour au sol est long. Ainsi les ensilages d’herbe directs ou récoltés après un bref temps de séjour au sol et les foins ventilés auront une composition proche du fourrage vert correspondant.
L’ensilage de maïs est à la fois beaucoup moins riche en oméga-3, et moins riche en acides gras que l’herbe (autour de 3 % vs 4-5 %).
Le blé, l’orge, le pois et la féverole ont des taux de matière grasse trop faibles (de 1 à 1,8 %) pour que leurs apports d’acides gras puissent modifier la qualité des laits.
Les huiles et tourteaux de coprah et de palme, très riches en acides gras moyens saturés,  doivent être proscrits. Le tourteau de lin, ou sa graine, qui a une composition en acides gras semblable à celle d’une herbe jeune est le plus intéressant. Vient ensuite le tourteau de colza, avec une bonne teneur (près de 10 %) en oméga-3. Par contre le tourteau de soja, à la fois moins riche en matière grasse et en oméga-3 que le tourteau de colza ne permet pas d’améliorer la qualité nutritionnelle des laits.

Privilégier l'herbe pâturée
En pratique, pour produire du lait de bonne qualité organoleptique et nutritionnelle il faut privilégier l’herbe pâturée. Avec de l’ensilage de maïs, il faut introduire de l’herbe ensilée dans la ration et apporter des concentrés riches en matière grasse insaturée comme les tourteaux de lin ou de colza (ou leur graine). Il faut proscrire les tourteaux de coprah ou de palmiste et leurs huiles (palme) et éviter les betteraves et produits contenant de la mélasse ou du lactosérum favorables à la synthèse des acides gras à chaîne moyenne et saturée.
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