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culture
Bien respecter les stades et les DAR !

Désherbage de rattrapage des céréales.

Les températures actuelles favorisent l’évolution rapide des stades des céréales. La plupart des parcelles sont entre épi 1 cm et 1 nœud. Les conditions climatiques actuelles sont favorables au désherbage et notamment aux antidicotes à base d’hormones à faire avant le stade 2 nœuds. Comme à l’accoutumée, des questions peuvent se poser également sur des re-salissements en graminées (lié à des relevées de graminées ou des situations à fort salissement où il reste encore des vulpins, ray-grass). Arvalis fait le point sur les possibilités actuelles d’intervention.


Avant ou après 2 nœuds, quelles sont les solutions de rattrapage possibles ?

Pour du désherbage “tardif” avant 2 nœuds, les produits à base d’hormones sont généralement d’une meilleure efficacité sur plantes développées que les sulfonylurées et surtout que les produits de contact.Avant chaque application, il faut s’assurer que la date ou le stade d’application sont compatibles avec le délai avant récolte (DAR) (NB : les valeurs de DAR figurant dans le tableau ci-après sont indicatives, il faut bien vérifier les indications portées sur les étiquettes avant l’application).Par ailleurs, après 2 nœuds, vérifier l’homologation du produit à ces stades tardifs. En particulier, bien vérifier les DAR des spécialités à base de métsulfuron méthyle (pas de DAR pour certaines spécialités ou 90 jours pour d’autres ou …) et les points spécifiques sur leurs utilisations.


Quelques repères peuvent aider dans la prise de décision

Au niveau des dicotylédones

- La plupart des dicotylédones annuelles restées dans les cultures depuis l’hiver comme les véroniques ou les pensées, sont à des stades trop développés pour être détruites facilement. A ce stade, leur nuisibilité est essentiellement indirecte (semences pour les cultures suivantes). Il est inutile de les cibler.

- Les gaillets doivent par contre être détruits, leur nuisibilité directe est encore élevée. A des stades développés, il est préférable de choisir des produits à base de fluroxypyr (Starane 200, Kart) qui seront plus efficaces sur plantes développées que des spécialités à base de sulfonylurées. Il apportera également une bonne efficacité sur les renouées.

- Les levées de renouées, peuvent être traitées jusqu’au stade deux nœuds des céréales avec des produits à base de MCPP-P. Au-delà de ce stade, les risques de phytoxicités graves (stérilité des épis) sont élevés.

- Les chardons peuvent être traités avec des spécialités à base d’hormones ou de sulfonylurées (metsulfuron). Là aussi on évitera les interventions au-delà de 2 nœuds pour les hormones, dernière feuille pointante pour les spécialités à base de metsulfuron-méthyl type Allié, Allié Max SX, Allié Star SX, Allié Duo, Caméo, Harmony Extra. Lors d’applications tardives, il faut éviter d’associer les sulfonylurée à des fongicides (risques de phytos sévères). Lorsque la culture a franchi ce stade, il est préférable de reporter l’intervention à la chute des étamines avec du Chardex (uniquement sur blé tendre d’hiver et blé dur d’hiver -ne pas appliquer en production de semences).

- Contre les rumex, le plus efficace est d’intervenir au stade cigare (hampe florale enroulée dans les feuilles). Si les hormones (Ariane, Bofix) sont efficaces, le stade d’intervention avant 1-2 nœuds de la céréale est souvent un peu trop précoce, avec des rumex de seulement 15-20 cm, insuffisamment développés. En cas d’infestation importante, il est préférable d’utiliser des produits à base de fluroxypyr ou des sulfonylurées à base de métsulfuron applicables jusqu’à dernière feuille étalée.

Au niveau des graminées

- Actuellement, les graminées annuelles comme le vulpin, le ray-grass sont également en cours de redressement dans certaines parcelles, une ré-intervention peut se justifier en fonction de la densité de ces mauvaises herbes sur la parcelle et de leur nuisibilité indirecte (production de graines). Le choix du produit se fera en fonction du désherbage déjà réalisé sur la parcelle (priorité à l’alternance des familles chimiques), des efficacités observées et de la densité des graminées viables restantes. Pour cette période, il est toujours difficile de donner des seuils d’intervention pour les graminées sachant que l’effet sur le rendement sera peu important voire nul -l’objectif est de limiter la production de graines. Rappelons notamment qu’1 pied de ray-grass peut produire jusqu’à 500 gaines. Pour décider d’une ré intervention, il faut parcourir la parcelle et évaluer la fréquence des mauvaises herbes.

Possibilités de rattrapage à cette période :• sur vulpins : Atlantis/Absolu 0.4 l+H, Archipel/Aloes 0.2+H, Celio 0.4/0.5 l+H, Traxos Pratic 1.2 l, Abak/Quasar 0.25 l ;• sur ray-grass : AXIAL Pratic 1.2 l, Atlantis/Absolu 0.5 l+H, Archipel/Aloes 0.25+H, Abak/ Quasar 0.25 l.• re-levées de folle avoine : privilégiez les foliaires FOPS/DEN : Axial Pratic 0.9 l (possible sur orge d’hiver), Traxos Pratic 0.8 l, Celio 0.4 l+H, Baghera 1.75 l+H (possible sur orge d’hiver), pour des folle-avoines de fin tallage à début montaison.

- Des applications plus tardives d’antigraminées donnent des résultats aléatoires, avec au mieux des adventices bloquées temporairement, mais qui risquent néanmoins de monter à graine. Seule la folle avoine peut être bien maîtrisée au-delà de 2 nœuds et avant dernière feuille étalée du blé, avec des spécialités à base de clodinafop (Celio, Vip) ou Fénoxaprop (Puma S, Energy Puma - mais attention au délai avant récolte de 75 jours) ou de pinoxaden (Axial Pratic ou Traxos Pratic). - Contre le chiendent, après 2 nœuds, il n’existe pas de solution efficace. Jusqu’à 1-2 nœuds, il est possible d’intervenir avec du Monitor.Avant toute application, tenez compte de l’éventuel risque de rémanence sur une culture suivante sensible (couverts, colza…) et vérifiez bien les Délais Avant Récolte (DAR) des produits utilisés.Remarque : à cette saison, les amplitudes thermiques peuvent être élevées - rappelons aussi que les traitements doivent être réalisés par hygrométrie élevée (> 70 %) et température inférieure à 20° C, le matin par exemple. Eviter de traiter si les amplitudes dépassent 15° C.

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