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Porcs
“Bienvenue chez les éleveurs de porcs”

Les producteurs normands ouvriront leurs portes samedi prochain. Dans le cadre d'une opération nationale, ils feront découvrir leur métier au public. Patrick Julien, installé à Banvou est l'un d'eux.

La Basse-Normandie représente 5 % de la production nationale. 
L'Orne 1 %.
La Basse-Normandie représente 5 % de la production nationale.
L'Orne 1 %.
© V.M.
“Nous avons tellement fermé nos portes que tout le monde sait à quoi ressemble une porcherie et pas un élevage de porcs”. C'est le constat dressé par Patrick Julien. La société française semble s'éloigner du monde agricole. Des éleveurs ont donc choisi de témoigner des évolutions de leur métier. Sur l'exploitation de Patrick Julien, les trois générations de bâtiments symbolisent l'évolution du métier. Le premier n'est plus qu'une ruine. Utilisé de 1960 à 1973, il a abrité les porcs de son père. Le second n'accueillera plus d'élevage en 2007. Un troisième bâtiment est actuellement en construction. “Avec ces constructions, nous pouvons voir l'évolution. Mais, les gens sont restés bloqués à la période 1960-1970. Aujourd'hui, il faut rappeler que tous les animaux sont tracés. Nous devons aussi insister sur la qualité sanitaire des élevages” indique le producteur. Son exploitation compte 140 truies. C'est la taille standard pour un élevage bas-normand. Confort de l'éleveur et des animaux Samedi prochain, Patrick Julien parlera de son métier. Il va surtout le montrer. “Il faut faire voir les cochons, les logements ou les porcelets. Il faut faire voir du concret”. La visite débutera par la maternité qui représente le principal intérêt de la visite. “C'est là qu'il y a le plus de sensibilité par rapport aux animaux”. L'occasion pour l'éleveur d'évoquer l'organisation du travail avec les 300 mises bas et 1000 inséminations par an. Patrick Julien ouvre régulièrement les portes de son exploitation. A chaque fois, il insiste sur le confort des animaux. “Les porcelets ont besoin de 30° C”. Il répond aussi à une question récurrente : pourquoi les truies sont-elles en cage ? “Quand on explique qu'elles risquent d'écraser leurs porcelets, les gens comprennent”. Évolution de la consommation Les truies sont alimentées deux fois par jour avec une nourriture plus riche en maternité qu'au cours de la gestation. “On achète des femelles avec de bonnes qualités maternelles. On croise avec de la conformation pour obtenir un bon charcutier et de la viande de qualité”. Le but : suivre l'évolution du consommateur. Ce dernier ne mange plus de gras. Place à une viande maigre et ferme. Lors des portes ouvertes, les visiteurs pourront également découvrir le bloc insémination et l'engraissement. Patrick Julien profite de ce moment pour aborder le sujet des antibiotiques. “Comme pour les enfants, lorsque les porcs sont regroupés, les risques de maladies sont plus importants. On ne peut pas repérer si un seul animal est malade. Donc, nous traitons à titre préventif”, aime rappeler le producteur. Autre sujet mis en avant par Patrick Julien : l'alimentation biphase. Elle évolue selon le poids du porc et change au-dessus de 60 kg. “Elle permet des améliorations techniques, économiques et surtout environnementales. Nous avons diminué les protéines et donc les rejets d'azote dans les effluents d'élevage”. Découvrir la réalité des exploitations porcines est donc l'objectif de cette journée. Rendez-vous le samedi 23 septembre. V.M.Les participants De 14 à 18 heures. - Céline Meigen et Ludovic Capelle (SCEA du Maliveau) à Benoistville (50). - Annick, Jérôme, Pierre Orvain (GAEC AJP Orvain) à Montigny (50). - Patrick Julien (EARL les Vergers) à Banvou (61). - Isabelle Bertin (EARL de la Champinière) à Martigny-sur-l'Ante (14). - Robert Baril (GAEC Baril) à Turretot (76).
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