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BLONDE D’aquitaine : 250 animaux vont concourir

Plus de 250 animaux de race Blonde d’Aquitaine sont attendus au Concours interrégional du Grand-Ouest les 8 et 9 juillet à Saint-Hilaire-du-Harcouët. Une vitrine importante pour la race.

© SB

Le concours interrégional du Grand-Ouest de Blonde d’Aquitaine se déroulera les 8 et 9 juillet à Saint-Hilaire-du-Harcouët, organisé par l’ASEBAN (L’Association des éleveurs de Blonde d’Aquitaine de Normandie), avec l’appui de l’équipe de la Manche.

Une race qui évolue
Parmi les hôtes, le président de l’association manchoise, Jean-Louis Amelant, et Jérôme Sallot, éleveur à Saint-Clément-Rancoudray. Tous les deux sont des passionnés de la race. « J’ai fait un stage chez un éleveur. Et c’est ce qui m’a décidé à partir vers cette race » indique Jérôme Sallot quand il s’est installé en 2000 en Gaec avec sa mère. « C’est une race qui fait du poids et du prix » confie Jean-Louis Amelant, adepte des concours. « Je n’en ai pas fait beaucoup mais je suis monté à Paris, au Salon international » sourit-il. « C’était une belle expérience. Je le souhaite à tous les éleveurs » poursuit-il.  Jérôme Sallot est allé au Space à Rennes avec deux animaux. Là aussi, pour l’éleveur du sud-Manche, c’est une expérience qui marque. « On se confronte aux autres et surtout on échange entre nous » explique-t-il.

Dynamiser l’association
Le concours interrégional était déjà passé par la Manche il y a huit ans. « Il a fait évoluer les éleveurs sans aucun doute » assure Jean-Louis Amelant. La génétique est de plus en plus présente dans les élevages manchois. Ce qui a permis d’évoluer en terme de morphologie et de poids. Et le fait d’aller dans les autres élevages et autres concours dynamise l’association. « Dans la Manche, la race est jeune. C’est important de ne pas rester chacun de son côté » confie le président du département. « Si je n’étais pas sorti, je n’aurais pas les animaux que j’ai », reconnaît Jérôme Sallot.

De la préparation
Lors du week-end prochain, sur le ring, Jean-Louis Amelant apportera deux taureaux et une génisse, dont un taureau a déjà participé au SIA, et s’est classé champion départemental l’année dernière. Quant à Jérôme Sallot, il a préparé huit animaux : deux taureaux, trois vaches et trois génisses. Parmi ses vaches phares, Hortensia, une vache de moins de
5 ans, qui a été championne départementale et 3e au Space.

Une douzaine de bénévoles
En terme de logistique, la ville de Saint-Hilaire apporte son concours en mettant à disposition des organisateurs le marché couvert. Les animaux arriveront dès le vendredi pour concourir dès le lendemain. Pendant six jours, une équipe d’une douzaine de personnes sera donc sur le pied de guerre de la préparation au nettoyage avec l’ambition d’accueillir les éleveurs voisins et de réussir cette nouvelle édition.

Bruno Renard président de l’Aseban
« Garder une unité nationale »
Pour le président de l’Aseban, Bruno Renard, le concours interrégional de Blonde Aquitaine constitue « un événement important. C’est le plus important après le National ». Avec 80 éleveurs présents et plus de
250 animaux venant de plusieurs régions, cette édition mobilise à nouveau les éleveurs. « Vu le minimum de temps que chaque éleveur peut se dégager, on arrive toujours à se mobiliser pour réussir un concours » se réjouit-il. Des concours qui boostent la race. « S’il n’y a plus d’évolution dans la race, il n’y a plus de motivation » assure-t-il.
Et dans ces concours interrégionaux, les animaux qui se démarquent gardent en général conservent leurs places au National. « Ils restent sur le même niveau. Cela veut dire qu’on rivalise avec des animaux du sud-Ouest, berceau de la race » indique le président qui prône pour une unité.
« Malgré tous les découpages politiques, il faut que notre race poursuive son unité nationale. Elle est reconnue pour sa qualité de viande, son goût, son rendement… »
La conjoncture a touché différentes productions, dont la viande bovine. Mais Bruno Renard est convaincu que la Blonde Aquitaine s’en sort mieux. « Plus la conjoncture est dure, plus une race comme la Blonde Aquitaine se démarquera. Sans être chauvin, elle se situe dans le haut du panier. Et quand la conjoncture tire le bas les volumes, les quantités, les hommes, les financements, on reste dans la moyenne supérieure » conclut-il.

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