Aller au contenu principal

Blonde d’Aquitaine : miser sur le développement et la musculature

C’est sur l’exploitation de Etienne Jan, installé à Barenton et Saint-Roch-sur-Egrenne (61), que les éleveurs de Blonde d’Aquitaine étaient réunis pour leur réunion annuelle le 16 mars dernier.

© SB

La Manche compte 220 éleveurs de Blonde d’Aquitaine, soit 37 % de l’élevage bas-normand, adhérents à Bovins Croissance. Une partie de ces éleveurs adhère également à l’association d’éleveurs Blonde d’Aquitaine de la Manche. L’occasion de faire le point sur les avancées techniques tout en découvrant un élevage. Cette année, l’association s’est déplacée chez Etienne Jan, dont son siège social est basé à Barenton. A quelques kilomètres de chez lui se trouve son bâtiment sur la commune de Saint-Roch-sur-Egrenne (61).

Adhésion à Upra en 2003
Il a débuté son activité en 2000 sur 8 hectares après avoir acheté six broutardes croisées et Blonde d’Aquitaine. Un an plus tard, il fait l’acquisition de six autres blondes d’Aquitaine laitonnes et achète 4,35 ha auxquels s’ajoutent en 2003 deux hectares en location. L’année suivante, le cheptel s’accroît de six autres blondes d’Aquitaine amouillantes. Et c’est à partir de cette année-là que Etienne Jan a adhéré à Upra et Bovins croissance.

25 mères
En 2012, il décide de louer des bâtiments qui se situent à quelques kilomètres de chez lui mais qui lui apportent un confort de travail et une souplesse dans la gestion de son troupeau surtout en période hivernale  précise l’éleveur. Aujourd’hui, il est à la tête d’un cheptel de 25 mères blondes d’Aquitaine et 16 hectares.
En terme d’alimentation, il préconise la pâture l’été, et l’ensilage d’herbe à volonté l’hiver auquel il ajoute un kg de maïs aplati et 200 g de minéraux. Et pour les veaux, il a fait l’acquisition d’un nourrisseur.

Un taureau de concours
En terme de reproduction, Etienne Jan a fait le pari sur deux critères principaux qui sont le développement et la musculature. Un des taureaux de l’exploitation, Bolide, a atteint 926 kg de poids de carcasse pour un classement de U+2 à l’âge de 6 ans. Ces caractéristiques ont été remarquées puisqu’il a remporté le titre de meilleur animal du concours départemental de Saint-Hilaire-du-Harcouët en 2009, le premier prix de section en 2010 et remporté le championnat mâle adulte l’année suivante. Cet animal a été abattu sur le site de Saint-Hilaire. «  Cet établissement n’avait jamais abattu une carcasse aussi lourde, » note l’éleveur.
Aujourd’hui, l’exploitation compte deux taureaux dont Gabriel, acquis au Gaec Martel, et le dernier, Joceran, acheté à la Saint-Martin à Saint-Hilaire, en novembre dernier auprès de Jacques Tirel. Ce dernier fera sans aucun doute les concours. Etienne Jan en prend soin pour tenter de se démarquer sur les rings.
Sur le plan associatif, l’association vient d’organiser une visite d’élevage en Indre-et-Loire et dans la Sarthe. Elle prépare la vente de reproducteurs à la foire Saint-Thomas de Lessay, ainsi que la présentation de la race dans le cadre de la foire de Lessay. Et l’année se terminera en novembre avec le concours départemental à Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fossé traité : l’agriculteur ne nie pas mais regrette la procédure
Début juin, un agriculteur reçoit un appel de l’Office français de la biodiversité du Calvados pour avoir traité un fossé. Lundi…
Une éleveuse ornaise sur les marches du festival de Cannes
Jeudi 15 juillet, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice à Mauves-sur-Huisne (61), a monté les marches du Palais des festivals à…
Pour la Préfète de l’Orne, Françoise Tahéri, Maxime Le Jeanne décrit l’équipement de l’unité de méthanisation installée en 2011 au Gaec des Fossés à Moussonvilliers dans le Perche et agrandie en 2016.
La préfète appréhende le cycle complet de la méthanisation
Sur l’invitation de la FDSEA et de JA, Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, s’est rendue mardi 6 juillet 2021, dans l’élevage de…
Les rendements en orges sont au rendez-vous de la moisson
En date de lundi 19 juillet 2021, les organismes de collecte saluent une belle avancée dans les orges et attendent les premières…
Catherine Pilet-Fontaine, exploitante à Ranville, Daniel Savary, salarié et Geoffroy de Lesquen, agriculteur et vice-président de la fédération des chasseurs du Calvados.
La faune sauvage préservée grâce à la barre d’effarouchement
A Ranville, Catherine Pilet-Fontaine vient de recevoir une barre d’effarouchement, financée par la fédération des chasseurs du…
Moisson 2021
La météo pluvieuse contrarie la collecte
Lundi 26 juillet, la collecte des orges se termine mais la pluie a stoppé l’avancement des récoltes.
Publicité