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Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët

Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux au concours interrégional à Saint-Hilaire-du-Harcouët. Il défendra son titre de prix d'élevage départemental qu'il a décroché le 13 juin dernier à Vire.

La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
© LM

âLa Blonde d'Aquitaine est arrivée chez la famille Debons, installée à Noron-l'Abbaye, un peu par hasard. " Au tout début des années 80, mon oncle a remonté un taureau du Sud-Ouest de la France, berceau de la race. Nous l'avons ensuite adopté par absorption ", se rappelle Stéphane Debons installé depuis 1997, même année que son frère David.

Uniquement de la Blonde d'Aquitaine

Si la production laitière était au départ bien présente sur l'exploitation, ce n'est plus le cas. Les deux frères Debons font partie des quelques élevages spécialisés en race allaitante depuis 2023. " Plutôt que de passer en robots de traite, on a décidé d'arrêter le lait ", se rappelle Stéphane Debons, attiré davantage par la Blonde d'Aquitaine. Aujourd'hui, le cheptel ne compte pas moins de 110 mères menées sur 209 ha dont 85 ha de prairies, 52 ha de blé. " On est naisseur-engraisseur. Et depuis 20 ans, on fait de la viande directe, de l'ordre de 8 vaches par an ", ajoute-t-il. " C'est une race qui m'a plu rapidement. Elle était complémentaire avec les vaches laitières. Et puis, je vais certainement manquer d'objectivité, mais elle est plus élégante que d'autres races ", sourit-il. " Il faut surtout trouver la race qui vous donne envie d'aller travailler ! "

A peine rentré du concours départemental de Vire le 13 juin dernier, Stéphane Debons était déjà inscrit pour le concours interrégional du grand ouest à Saint-Hilaire-du-Harcouët les 4 et 5 juillet. " Je devrais emmener 5 à 6 animaux dont les deux femelles qui sont allées à Vire, peut-être un taureau qui me permettrait de concourir pour le prix de descendance. Mais l'animal est assez méfiant. Je ne suis pas certain. L'importance pour moi, c'est de pouvoir vivre sereinement le concours."

250 animaux jugés en deux jours

Stéphane Debons va aux concours pour la convivialité et l'échange. " Cela permet de se comparer aux autres et de progresser parce que nous ne sommes que des gens passionnés ", avoue-t-il. Sur les concours, c'est là que l'œil se jette sur un type d'animal qui pourrait trouver sa place dans son élevage. " On a opté pour l'insémination artificielle. On essaie d'avoir la bête parfaite mais elle n'existe pas. Et l'animal le plus joli peut ne pas être le plus performant dans son cheptel ", reconnaît-il. Pendant ces deux jours, les juges, Frédéric Plante et Laurent Saint-Aubin, verront près de 250 animaux défiler sous leurs yeux.

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