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Saint-Germain-de-Tallevende (14)
Bois énergie : allumer le feu

Lorsqu’il s’est installé à Saint-Germain-de-Tallevende (14), Lionel Gallier a investi dans les haies. L’agriculteur a ainsi replanté 1 kilomètre, en 2000. Mais, il n’a acquis une chaudière à bois déchiqueté qu’en 2007.

© VM

Dans son projet d’installation, la haie apparaît comme un véritable investissement pour Lionel Gallier. “A travers la bûche, on utilise la haie comme énergie depuis toujours. A mon installation, j’ai d’abord pensé à mon besoin de piquets de clôture. J’avais peu de châtaigniers”, explique l’agriculteur. Sur sa ferme herbagère d’une soixantaine d’hectares, il a replanté un total de deux kilomètres. Autres motivations de l’agriculteur : la protection des sols contre l’érosion et l’apport de matière organique. “C’est une question de biodiversité. Avec les haies, les campagnols peuvent, par exemple, se percher. Mes animaux trouvent aussi un abri dans les champs”, justifie Lionel Gallier.

Un potentiel à commercialiser
Finalement, l’éleveur a attendu 2007 avant de s’intéresser au bois déchiqueté. Il a profité d’un achat groupé de chaudière avec le GRAB. L’installation remplace notamment le gourmand chauffe-eau électrique de la salle de traite. L’exploitation a également chiffré sa ressource. Un plan de gestion des haies a été réalisé avec la Chambre d’agriculture. Résultat : le potentiel de production atteint 140 m3 par an. Dans le même temps, la consommation de la ferme se limite à 70 m3. Le potentiel de commercialisation de copeaux atteint donc 70 m3. Cette capacité peut intéresser les collectivités locales (lire sous-papier). “L’exploitation compte 9 kilomètres de haie sur 60 hectares. Cela représente 600 mètres de haie à gérer par an sur 15 ans. Le potentiel de production existe, mais il est parfois sous-estimé dans les fermes”, estime Eddy Cléran de la Chambre d’agriculture.

Quel prix de vente
Reste à définir le prix de vente. Le coût de production varie entre 50 et 65 € la tonne livrée. Dans ces chiffres, les avantages agro-environnementaux et d’abris pour les animaux ne sont pas comptabilisés. Il s’agit pourtant des principales motivations de Lionel Gallier lorsqu’il a replanté. “Et le temps passé n’est pas trop contraignant. C’est réparti sur une année. Je m’occupe de la haie dans les moments creux”.

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