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Agrial filière bovine
Booster un peu la contractualisation

Passer de 20 à 30 % de contractualisation. Un vœux exprimé par Pierre Hermenier, président de la filière bovine d’Agrial.

Pierre Hermenier : “le lien entre le groupement de producteurs et l’éleveur doit être fort et matérialisé par des contrats. L’éleveur apporte ses animaux à l’OP qui regroupe l’offre et recherche la meilleure valorisation. La contractualisation, les CCP et autres démarches qualité représentent 20 % de notre production. C’est un axe que l’on continue à développer pour minimiser les risques des producteurs tout en sécurisant les besoins des abatteurs”. 
Pierre Hermenier : “le lien entre le groupement de producteurs et l’éleveur doit être fort et matérialisé par des contrats. L’éleveur apporte ses animaux à l’OP qui regroupe l’offre et recherche la meilleure valorisation. La contractualisation, les CCP et autres démarches qualité représentent 20 % de notre production. C’est un axe que l’on continue à développer pour minimiser les risques des producteurs tout en sécurisant les besoins des abatteurs”. 
© TG

Contractualisation et OP (Organisation de Producteurs), deux axes majeurs du développement de la filière bovine
d’Agrial qui tenait, le 19 mars dernier à Essay (61), son assemblée générale. “L’OP est un outil moderne et efficace”, a insisté Pierre Hermenier avant de fixer un cap chiffré : “20 % de contractualisation des animaux mis en place, ce n’est pas mal mais il faut faire plus et arriver aux 30 %”.

Sécuriser les débouchés en répondant au marché
Attaquée par quelques lobbies anti-viande, la filière bovine fait de la résistance. Malgré une crise agricole 2009 générale, les fondamentaux conjoncturels sont bons. Si l’Espagne est absente, l’Italie est revenue sur le marché. L’Afrique du nord vient même chercher du maigre. Parallèlement, la France ne couvre que 94 % de ses besoins. Il y a donc des marges de développement mais attention à ne pas perdre pied. “Il faut réagir sinon d’autres pays vont emboîter le pas”, craint Pierre Hermenier. Encore faut-il que les distributeurs jouent le jeu. “Les schémas de contractualisation qui marchent très bien sont ceux qui vont très loin en associant par exemple la grande distribution”. En face, “on travaille avec des abattoirs qui sont en dépôt de bilan. Ils perdent de l’argent ou ce qu’ils gagnent, c’est pelliculaire”, a rappelé Ludovic Spiers (directeur d’Agrial) histoire de ne pas se tromper de cible. Un contexte qui légitimise le nouveau projet d’organisation avec Socopa Viande. “Harmonisation indispensable, soucis d’économies d’échelle, synergie des abattoirs...”, autant de défis à relever pour gagner quelques points de compétitivité qui vont arimer un peu plus durablement la production bovine à son territoire.
Plus en aval, on sent poindre un changement de stratégie des enseignes. “Une prise de conscience sur la situation de l’élevage, la consolidation des dossiers filières, la mise en avant de la proximité”, liste Pierre Hermenier.

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