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BVD : « une éradication d’une importance capitale »

Le Calvados maintient son action dans le domaine agricole. Le département accentue son effort financier. Les élus départementaux ont négocié avec la région afin de poursuivre son action auprès des agriculteur. Priorité est donnée aux actions sanitaires avecnotamment l’éradication du BVD. Explications du 1er vice-président du Calvados, Hubert Courseaux.

© VM

>> Avec la réforme territoriale et la loi NOTRe, l’agriculture est désormais une compétence régionale. Comment le département peut-il mettre en place une politique agricole ?
Nous voulions maintenir cette proximité avec nos exploitants agricoles. Il a fallu faire preuve de détermination. Les dépenses sociales augmentent, les départements cherchent des économies. J’ai expliqué à mes collègues que l’agriculture et le sanitaire devaient faire partie de nos priorités. J’ai des souches agricoles. Je suis ravi d’avoir été entendu car d’autres départements ont arrêté leur politique agricole. Nous avons également négocier notre champ d’intervention avec la région.  

>> Le Conseil départemental soutient les plans de lutte mis en place par le Groupement de Défense Sanitaire à hauteur de 435 000 €. Quelles sont vos motivations ?
Historiquement, notre collectivité est l’une des plus proches du monde agricole. Nous étions aux côtés des agriculteurs à travers notre dernier plan agricole et rural.  Nous espérions maintenir des aides à l’investissement notamment pour les jeunes agriculteurs, l’aide à la contention ou d’équipements pour la sécurité au travail.  La région et les Départements se sont accordés afin que les Départements puissent financer des investissements inférieurs à 10000 €, ces éléments seront redéfinis dans notre nouvelle politique agricole. Avec un domaine d’intervention plus restreint, nous allons proposer d’augmenter notre budget agricole en fonctionnement, lors du prochain vote budgétaire. Nous affichons ainsi une volonté forte sur le volet sanitaire. L’éradication du BVD est d’une importance capitale. Nous maintenons aussi notre aide sur la prophylaxie et enfin nous pensons à l’IBR. J’espère que dans 5 ans, l’éradication du BVD sera proche.

>> Dans le cadre du plan BVD, vos aides sont flêchés vers les adhérents du GDS. Comment justifiez-vous cette orientation ?
Privilégier les adhérents nous permet d’avoir un vrai suivi sanitaire. Il fallait fixer des critères de remboursement et nous voulions un retour sur notre investissement. Le GDS permet de justifier d’une bonne utilisation de l’argent public. Le GDS est la seule structure qui peut nous informer des maladies liées à l’élevage sur notre territoire. Je ne vois pas comment faire autrement. Par exemple, le GDS peut expliquer le retard dans la prophylaxie. Je peux l’entendre. Je veux également des retours sur l’évolution du BVD, car les élus départementaux ont besoin d’un suivi de ce plan de financement. Le GDS est un relais fiable sur le terrain. Nous disons donc aux éleveurs : adhérez au GDS.

>> Concrétement, quelle somme sera allouée au GDS ?
Je ne raisonne pas à court terme. J’agis pour la rentabilité des exploitations agricoles. Je suis ainsi très attaché à l’éradication du BVD, même si j’entends que ce n’est pas si simple. 

>> Dans le pays d’Auge, le département lance également un projet d’expérimentation sur l’excellence laitière. Quel est l’objectif ?
J’ai été alerté que de nombreux producteurs ne cotisent plus au Contrôle laitier. Ce choix m’interpelle puisque les primes qualité sont aujourd’hui d’une importance capitale. Dans une conjoncture compliquée, tous les centimes sont bienvenus. Notre volonté est d’aider les agriculteurs en difficulté pour que Littoral Normand puissent réintervenir dans ces fermes. Nous sommes prêts à démarrer. Ensuite, nous espérons étendre cette action sur l’ebsemble du Calvados. Pour mener cette opération, nous envisageons de récupérer 80 % de fonds européens. Bien sûr, le prix de base doit augmenter. Cependant, il faut également livrer du lait de qualité.

>> Que recherchiez-vous à travers la visite de deux fermes à Brémoy et Jurques ?
Je voulais observer deux systèmes : bio et conventionnel. Ces expériences m’intéressent. En effet, notre action s’adresse à toutes les agricultures.
En allant sur le terrain, je voulais avoir le retour notre participation aux opérations sanitaires et de finacnement de matériels comme les pré-refroidisseurs de lait. J’ai entendu des producteurs dire qu’ils avaient besoin du département. Ces propos confortent notre action. On sent notre place.

>> Vous affichez également votre volonté de développer les circuits courts. La plateforme Agrilocal ne donne-t-elle pas satisfaction ?
Après le sanitaire, c’est notre seconde priorité. Nous voulons développer les produits locaux dans les EHPAD ou les collèges. Agrilocal existe déjà mais ne fonctionne pas autant que nous ne le souhaitons. Nous voulons aller beaucoup plus loin. Demain, nous devrons fournir nos cantines avec des produits locaux, qu’ils soient conventionnels ou bio.

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