Aller au contenu principal

Fertilisation P, K
Calculer les besoins de ses parcelles à l’aide des nouvelles grilles Comifer

Dans le prolongement de la nouvelle table des teneurs en P, K des organes végétaux récoltés, publiée en 2007 par le Comifer, les deux grilles de coefficients multiplicateurs des exportations pour les grandes cultures et les fourrages annuels et pluriannuels, utilisées dans le calcul de la fertilisation P, K, viennent d’être rééditées en décembre 2009. Zoom sur la méthode de calcul, pour estimer vous-même les besoins de vos parcelles.

En procédant avec méthode, le calcul des besoins des cultures est relativement simple. Il suffit de suivre 4 étapes.

1re étape : identifier le niveau d’exigence de sa culture
Par exemple, je m’apprête à semer un blé sur blé. Son exigence est moyenne en phosphore et faible en potasse .

2e étape : positionner
les teneurs de son sol en P et K, par rapport aux teneurs seuils d’impasse et de fertilisation renforcée
Il est préconisé de réaliser une analyse chimique de son sol tous les 5 ans, pour mesurer les teneurs en potasse et phosphore, qui évoluent lentement. En fonction du niveau d’exigence de la culture en ces deux éléments, positionner la teneur de son sol par rapport aux valeurs seuils d’impasse et de fertilisation renforcée présentées dans les tableaux 2 et 3.
Par exemple, la parcelle où le blé sur blé va être semé, possède une teneur en P2O5 de 160 ppm mesurée avec la méthode Dyer. Pour une culture moyennement exigeante vis-à-vis du phosphore, cette teneur est intermédiaire entre la teneur d’impasse et la teneur de fertilisation renforcée. La teneur en K2O du sol est de 180 ppm, en limon argileux. Pour cette culture faiblement exigeante vis-à-vis de la potasse, cette teneur est supérieure au seuil d’impasse.

3e étape : identifier les coefficients multiplicateurs des exportations
Déduire des 2 premières étapes, les coefficients multiplicateurs des exportations à utiliser pour la suite du calcul. Pour ce faire, il suffit de se positionner dans les 2 grilles ci-dessous, pour P205 et K2O.
Cette grille P s’applique à toutes les cultures y compris fourragères, à leur récolte principale, mais ne s’applique pas aux résidus à enlèvement facultatif (pailles).
➢Si les résidus de la culture précédente sont récoltés (paille, fanes…), un supplément de dose est proposé selon la règle suivante :
- pas de supplément en cas de sol à teneur élevée (teneur > Timp) qu’il y ait un conseil de dose nulle ou non d’après la grille ;
- le supplément correspond à l’exportation de P2O5 des pailles sur la culture qui suit dans les autres cas (teneur < Timp).
Supplément de kg P2O5/ha sur la culture qui suit = Masse de résidus récoltés (t/ha) x teneur en kg   P2O5/t.

Cette grille K s’applique à toutes les grandes cultures, à leur récolte principale mais ne s’applique pas aux résidus à enlèvement facultatif (pailles).
Pour ces cultures, la dose sera plafonnée à 400 kg K2O/ha/an. 
Si les résidus de la culture précédente sont récoltés (paille, fanes…), un supplément de dose est proposé selon la règle suivante :
- pas de supplément en cas de sol à teneur élevée (teneur > Timp) qu’il y ait un conseil de dose nulle ou non d’après la grille ;
- le supplément correspond à l’exportation de K2O des pailles sur la culture qui suit dans les autres cas (teneur < Timp).
Supplément de kg K2O /ha sur la culture qui suit = Masse de résidus récoltés (t/ha) x teneur en kg  K2O/t.
En cas de sol n’ayant pas une teneur élevée (teneur < Timp), la dose sera partagée entre avant et après la culture fourragère.
Pour les cultures fourragères, la dose est plafonnée à 200 kg K2O/ha ; des suppléments de dose au-delà n’ont jamais été valorisés dans les essais de longue durée.
Repérer la catégorie d’exigence de sa culture (1re colonne) et se positionner sur la ligne correspondant au nombre d’années sans apport depuis la dernière fertilisation (2e colonne). En haut du tableau, situer la teneur de sa parcelle par rapport aux seuils de renforcement et d’impasse, pour définir le coefficient multiplicateur des besoins.
Par exemple, sur notre parcelle ayant reçu un apport d’engrais de fond il y a 2 ans (donc 1 an sans apport), en blé sur blé moyennement exigeant en P, avec paille du précédent restituée, la teneur du sol est située entre T renforcée et T impasse - 10 %. Le coefficient multiplicateur des exportations en P est alors de 1,2. Pour la potasse, il est égal à 0.

4e étape : calculer les doses de phosphore et potasse à apporter
Appliquer la formule suivante : Dose P205 ou K2O conseillée (en kg/ha) = Coefficient multiplicateur des exportations en P205 ou K2O x Rendement prévu (unité de rendement aux normes d’humidité) x Teneur en P205 ou K2O dans les exportations* (kg P205ou K2O par unité de rendement aux normes).
* Les teneurs en P205 ou K2O dans les exportations sont présentées dans les tableaux suivants.
Par exemple : l’objectif de rendement du blé sur blé, dans cette parcelle, est de 84 q/ha.
- Dose P205 conseillée (en kg/ha) = 1,2 x 84 x 0,65 = 66 kg P205 /ha.
- Dose K2O conseillée (en kg/ha) = 0 x 84 x 0,5 = 0 l’impasse est conseillée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Sébastien Macé, agriculteur dans la vallée de la Sienne
Parole d’installé, 25 ans après : " Le moral n’y est plus "
Installé en 1995, Sébastien Macé, agriculteur à Heugueville-sur-Sienne (50) avait fait l’objet d’une rubrique Parole d’installé…
Gaec de la Fosse Louvière 61
Il suffirait de quelques dizaines de centimes par kg de carcasse
La filière viande bovine est en plein marasme. Témoignage sous la stabulation de Fabienne et Bertrand, à St-Gervais-du-Perron…
Stabulation - Brûler le béton
VIDEO. Ils brûlent le béton pour éviter les glissades
A Hermival-les-Vaux (14), Florian Fernagut fait appel pour la troisième fois à l’entreprise morbihannaise Tounet pour le décapage…
Denise et Georges Angot - Sées (61)
Chez les Angot : « Noël, c’est mon rayon de soleil »
Denise et Georges Angot habitent à Sées (61). À 79 et 84 ans, ils vont fêter Noël avec leurs deux filles et leurs maris. Si les…
De la gendarmerie à la bergerie
De la gendarmerie à la bergerie
Depuis deux ans, Christophe Salmon travaille à la bergerie de la ferme de Grégoire de Mathan, à Longvillers dans le Calvados.…
Boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14)
La boucherie Mesnil en plein rush
La découpe bat son plein à la boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14), où la période des fêtes a été synonyme de nombreuses…
Publicité