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Calvados : chasseurs, JA et la FDSEA s’arment contre les ravageurs

Ce lundi, la Fédération des chasseurs du Calvados a signé une convention de partenariat avec les JA et la FDSEA 14. L’objectif est de réduire communément les dégâts agricoles commis par la faune sauvage.

© ED

llll Près de 750 000 euros. C’est la somme qu’a dû débourser la Fédération des chasseurs du Calvados (FDC14) en 2018 pour indemniser les agriculteurs du département touchés par des dégâts liés aux sangliers. Soit 250 000 euros de plus qu’en 2017. « Nous remboursons les semis, nous prenons en compte le travail du tracteur et le gasoil dans les indemnités, mais pas la perte réelle pour l’exploitant », explique Jean-Christophe Aloé, président de la FDC14. Pour limiter ce fléau, une convention de partenariat entre la FDC14, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs du Calvados a été signée ce lundi. « Nous voulons mener une lutte commune pour éviter une évolution des populations de sangliers qui auraient des conséquences dramatiques », avoue Geoffroy de Lesquen, membre de la FDSEA du Calvados.

Diagnostic, recensement,  clôture électrique…
La FDC14 s’engage : à missionner son service technique pour établir un diagnostic « dégâts et contexte cynégétique » sur les dix exploitations agricoles subissant le plus de dégâts dans le département ; à recenser les territoires non chassés dans le secteur et en informer les représentants de l’administration ; à fournir gracieusement du matériel de clôture électrique aux exploitations ayant des dégâts récurrents. La zone la plus touchée par les dégâts de sangliers est le Pays d’Auge. « 80 % des dégâts se font sur 20 % des surfaces atteintes », détaille Christophe Macé, président de la FDSEA. Il reprend : « les agriculteurs sont pointés du doigt de par leurs pratiques d’aménagements du territoire. Or quand ils ne s’en occupent plus, nous voyons les problèmes que cela cause ».

Les ragondins aussi visés
Autre espèce visée par cette convention : les ragondins. « Ils cassent les berges et polluent les canaux et rivières. Les agriculteurs n’ont plus le droit de faire boire leurs vaches dans ces endroits-là », déplore Xavier Hay, secrétaire général de la FDSEA 14. Ces animaux sont aussi vecteurs de maladies graves comme la leptospirose, responsable d’un tiers des avortements chez les bovins. Les responsables agricoles dénoncent la non-prise de conscience des politiques face à ce problème « de santé publique ». Récemment, ils ont été reçus au Conseil départemental du Calvados. « Les fonds alloués à la cause sont assez faibles, mais c’est déjà une première avancée », conclut Jean-Christophe Aloué.

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