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Calvados Terre d’Élevage : pour se changer les idées

Le 12ème Festival de “Calvados Terre d’Élevage” se tient samedi 25 juin à La Graverie. Cet événement regroupant les professionnels de l’élevage mettra en avant Prim’Holstein, Blonde d’Aquitaine et Limousine. Avis aux amateurs.

© MM

l Thierry Hue et Olivier Auvray, éleveurs dans le Calvados, participent au 12ème Festival de “Calvados Terre d’Élevage” qui se tient ce samedi 25 juin à La Graverie (site D2N, route de Saint-Lô). Ils espèrent décrocher un titre bien évidemment mais surtout se changer les idées à l’occasion d’un rendez-vous convival entre éleveurs. Entretien croisé.

>> Présentez-nous votre exploitation ?
Thierry Hue. J’exploite une centaine d’hectares pour 250 bêtes au total toutes catégories confondues avec un salarié. J’ai arrêté la viande en mars 2016 pour me consacrer au lait en race Prim’Holstein
Olivier Auvray. Nous sommes 3 associés en GAEC sur 162 hectares avec 75 vaches laitières et 45 vaches allaitantes.

>> A travers votre participation, quelle est votre motivation ?
Thierry Hue. La génétique pour voir et montrer de belles bêtes à fort potentiel avec de bonnes mamelles et une carcasse développée. J’aime partager avec d’autres éleveurs laitiers mon expérience. C’est un bon moyen aussi de se faire connaître et d’assurer la promotion de la ferme départementale. Il faut sauver l’élevage français.
Olivier Auvray. Les enfants nous ont  poussé ce qui a constitué un déclic. On a participé à beaucoup de concours «viande» (Limousin) mais un concours «lait», ç’est une motivation supplémentaire. Pour l’un comme pour l’autre, l’envie de se retrouver entre éleveurs pour comparer nos bêtes est un élément essentiel.

>> Avec la conjoncture actuelle, est-il encore important de s’investir dans les concours ?
Thierry Hue. L’événement est à proximité et demande donc juste un peu de temps et un peu d’investissement. Il faut montrer aux jeunes générations qu’on est là, leur montrer que ça bouge malgré la crise.
Olivier Auvray. On adore les concours. C’est comme ça, nous sommes des mordus dans la famille. Il y a un côté très chaleureux. S’y investir, ça vaut vraiment le coup et, en plus, ça nous remonte le moral.

>> Le mot de la fin par rapport à cette crise qui dure et touche toutes les productions?
Thierry Hue. On a l’impression que l’on ne nous respecte pas alors que nous voulons simplement vivre de notre métier. Le lait, avant, était une production sûre . Maintenant, c’est en dent de scie. Le problème vient du haut, de Bruxelles. Comment voulez-vous qu’on assure le renouvellement des générations dans ces conditions ? Ça fait peur.
Olivier Auvray. Quand on voit le travail fourni et ce que l’on obtient en retour, on se dit que tout ne tourne pas comme il le faudrait. C’est malheureux. Pas facile de motiver les jeunes dans un tel contexte. Mais on va se changer les idées samedi prochain.

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