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« Calvados Terre d’Elevage » : un bon cru normand à Vire

Samedi 9 juin, l’hippodrome de Vire accueille le 14 ème Festival de l’Elevage « Calvados Terre d’Elevage ». Trois races se retrouveront autour de concours départementaux : Prim’Holstein , Blonde d’Aquitaine et Limousin. Rencontre avec Jacques Mourocq, éleveur de Prim’Holstein à Cormolain.

Jacques Mourocq, et sa vache Holt Red, se rendront à l’hippodrome de Vire ce week-end. L’animal concourra dans la catégorie des vaches de quatrième lactation.
Jacques Mourocq, et sa vache Holt Red, se rendront à l’hippodrome de Vire ce week-end. L’animal concourra dans la catégorie des vaches de quatrième lactation.
© ES

llll Il n’est pas mordu de concours, mais il aime y participer pour rencontrer les autres agriculteurs. Jacques Mourocq se rendra à Vire ce week-end pour présenter Holt Red, une Prim’Holstein rouge en quatrième lactation. « J’emmène toujours des rouges en concours, uniquement pour le côté esthétique. Je trouve ça sympa », déclare l’agriculteur. Ces événements, il les partage avec sa fille cadette de vingt ans. « Elle est passionnée par les concours. Elle s’occupe beaucoup de la préparation de l’animal avant le Jour-J », confie Jacques Mourocq. 135 animaux et 35 à 40 éleveurs sont attendus à l’hippodrome.

L’œil de l’éleveur
L’éleveur commence la préparation avec sa vache quinze jours avant le concours. « Il faut la laver, la tondre, l’habituer à rester attachée mais aussi la faire marcher. C’est du travail », sourit l’agriculteur. Les vaches à fort potentiel, il sait les reconnaître. « C’est difficile de les déceler dès la naissance. C’est souvent après la première lactation que je vois une vache qui sorte du lot. Il faut qu’elle possède une belle mamelle, de bonnes pattes et qu’elle marche bien », dévoile Jacques Mourocq.

Un rêve d’enfant
L’agriculteur a toujours voulu s’installer. Après une carrière en tant que contrôleur laitier, il franchit le pas en 2002, un peu tardivement à son goût. « Je me suis installé à 37 ans. J’aurais aimé le faire plus tôt, mais je suis content d’avoir vu autre chose aussi », ajoute l’homme de 53 ans. En 2008, Jacques Mourocq décide, avec l’un de ses voisins, de se regrouper uniquement pour le lait. « Nous avions tous les deux un petit cheptel. Nous avons décidé de nous associer pour pouvoir continuer notre activité », se rappelle l’éleveur. L’exploitation produit aujourd’hui 500 000 litres de lait annuellement. 

Redorer le blason
Les concours sont des moments privilégiés pour entretenir le contact avec les agriculteurs mais aussi avec les consommateurs. « Avec tout ce qu’on entend en ce moment, notamment à cause de certaines vidéos d’associations anti-viande, c’est important de montrer au grand public que les paysans aiment leurs animaux. Il ne faut pas faire de généralité parce qu’une ou deux personnes font mal leur métier », insiste l’éleveur.
Travailler sur la traçabilité pour rassurer les consommateurs ? « C’est une bonne idée, certes, mais cela demande encore plus de contraintes et des investissements supplémentaires. Il faut que nous soyons récompensés derrière », conclut Jacques Mourocq.

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