Aller au contenu principal

Nouveau camembert fermier au lait cru
Camembert : le Bienheureux s’invite sur les tables

Depuis 1924, veaux, vaches, moutons sont présents à la Ferme du Bienheureux, basée à La Rochelle-Normande, commune associée à Sartilly-Baie-Bocage. Laurent et David Cahorel sont la 4e génération. Depuis le mois d’août 2021, ils se sont lancés dans la production d’un camembert fermier et AOP, nommé Le Bienheureux. Un défi, qui au fil des semaines, est encouragé par les ventes, les retours des clients.

Camembert Le Bienheureux
Le Bienheureux est avant tout une histoire de famille : Régine et Jean-Pierre, les parents et la 3e génération, Laurent et David, la 4e génération soutenus, encouragés et épaulés par Anne-Sophie, Emilien, Malo et Gabriel, Aurore et Johanna.
© DR

Sur le site de la Ferme du Bienheureux, un nouveau bâtiment est sorti de terre. Le terrassement a débuté en novembre 2020 et une mise en service en août 2021. Il s’agit d’une fromagerie dédiée à la fabrication de camembert fermier AOP, à partir du lait produit par les 150 vaches laitières du Gaec Cahorel, et collé à la salle de traite. C’est le challenge que se sont lancé Laurent et David Cahorel, les deux frères, en quête d’une meilleure valorisation du lait de leurs Normandes.

La fromageabilité de la vache Normande

Connu et reconnu dans les concours d’arrondissement, départemental, régionale voire national, le Gaec Cahorel a toujours misé sur la génétique pour qu’elle apporte la matière grasse si importante, et si caractéristique du lait de Normande. Grâce à sa « fromageabilité », la famille Cahorel s’est donc lancée dans la fabrication d’un camembert fermier AOP. « Désormais, le cœur de la ferme, c’est la fromagerie », note David, qui vit 100 % fromage. « Il faut être fou pour se lancer », sourit-il. « Je suis tombé dedans par amour de mes vaches, et par amour de leur lait », explique l’éleveur.

Avoir la bonne recette du camembert

« Tous les jours, le lait est un peu différent. C’est passionnant », reconnaît-il. Après des formations et surtout un partage d’expériences avec David Aubrée de chez Réaux ou encore Pierre Marty de Gavray, le Bienheureux a trouvé sa recette. « Quand tu as une recette, tu n’y touches plus. Le plus dur est d’avoir un produit régulier et de qualité », assure l’éleveur fromager qui devra s’adapter tous les jours à la vie du lait.

Etre bon techniquement pour mouler à la louche

Désormais, le Gaec Cahorel fabrique un camembert moulé à la louche, fermier et AOP. « Encore fallait-il trouver la louche », sourit le producteur. Une louche pratiquement d’un demi-litre parce qu’il faut 2,3 à 2,4 l de lait pour un camembert. « Je le louche 5 fois (une louche toutes les 45 minutes), le retourne une fois, le sale trois fois. Je le retourne une fois et l’emballe », explique-t-il. Ensuite, le camembert continue de s’affiner dans sa boite. Si le camembert fermier ne demande pas beaucoup de matériel, il fait surtout appel à un savoir-faire qu’il détient désormais. « On n’a pas le droit à l’erreur », assure David. « Il faut être bon techniquement. » 

De la ferme au marché de Rungis

Située au milieu du bassin laitier, entre Avranches et Granville, au bout de la zone Camembert AOP, la Ferme du Bienheureux mise sur une filière porteuse. « La demande devrait être là ! », confiait David au tout départ de la mise en route du projet. Quelques semaines plus tard, son souhait est devenu réalité. Ce produit haut de gamme, trouve des débouchés dans différents points de vente en Normandie et au marché de Rungis pour les autres. « Le produit doit se défendre tout seul », souligne-t-il. Les locaux peuvent également le trouver au magasin à la ferme, basé sur la confiance des consommateurs. Le frigo est en libre-service. Les clients n’ont plus qu’à mettre l’argent dans la boite à camembert.

Une gamme complète avec du beurre et de la crèmme

La gamme est complétée par du beurre (2,50 € la plaquette) et de la crème (2 € les 25 cl, 3 € les 40 cl, 3,50 € les 50 cl). Si Noël est à 22 jours, c’est aussi le nombre de jours qui est nécessaire pour l’affinage du camembert. Autrement dit, la production est déjà faite pour les fêtes de fin d’année. La famille Cahorel a débuté par une production de 180 camemberts. En seulement quelques semaines, elle aura tout simplement été multipliée par 10. « La demande est là », se réjouit l’ensemble des membres de la famille Cahorel.

Ferme du Bienheureux, Gaec Cahorel, 1, la Métairie, Sartilly-Baie-Bocage

Facebook Ferme du Bienheureux

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

"Pour un éleveur, refaire les contrôles aujourd'hui, c'est synonyme de peur et de tremblements", note Jean-François Bar, éleveur laitier bio en Suisse Normande (illustration).
Les cas de tuberculose bovine se multiplient dans l'Orne et dans le Calvados
Alors que la campagne de prophylaxie bat son plein en Normandie, la découverte de cas de tuberculose bovine s'enchaîne dans le…
Jean-Michel Hamel, président de la FDSEA de la Manche, et Xavier Hay, président de la FDSEA du Calvados, coorganisateurs.
[EN IMAGES] Congrès FNSEA 2026: l'heure est aux derniers préparatifs à Caen
La Normandie accueille les 31 mars, 1er et 2 avril 2026, le 80e congrès de la Fédération nationale des syndicats d'…
Chantal Jourdan, députée socialiste de l'Orne, a entendu les inquiétudes des responsables d'ETA concernant le crédit d'impôt accordé aux adhérents Cuma dans le cadre du plan de finances 2026.
Les ETA interpellent Chantal Jourdan sur le crédit d'impôt
Vendredi 13 mars, Chantal Jourdan, députée ornaise et la seule élue sur les 27 contactés par EDT Normandie à avoir répondu à…
La nouvelle équipe des JA de l'Orne a été élue vendredi 20 mars 2026. 
Une nouvelle équipe à la tête des Jeunes Agriculteurs de l'Orne
Le 20 mars dernier, les Jeunes Agriculteurs de l'Orne ont procédé à l'élection de l'équipe départementale composée de 18 membres…
La table ronde sur la communication positive autour du métier d'agriculteur a réuni Valentine Amette, jeune agricultrice ornaise, Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, Thierry Bizeul, directeur du lycée agricole de Sées, et Denis Génissel, éleveur dans l'Orne.
Communiquer positivement
Mardi 24 mars, la FDSEA de l'Orne a tenu son assemblée générale à la Halle aux Toiles d'Alençon. La table ronde a permis d'…
Rendez-vous les 18 et 19 avril prochains pour retrouver la Foire de Lisieux ! Guillaume Nuttens, Dominique Pépin et Emmanuelle Leroux vous attendant nombreux.
Foire annuelle : rendez-vous à Lisieux dans un peu plus de quinze jours !
La traditionnelle Foire de Lisieux est de retour samedi 18 et dimanche 19 avril 2026 à l'hippodrome de la ville. Un…
Publicité