Canicule : comment les employeurs agricoles s'adaptent ?
La canicule a frappé la France de plein fouet en cette fin juin, plaçant la Normandie en vigilance rouge la semaine passée. Face à ces épisodes de chaleur intense, les employeurs du secteur agricole doivent redoubler de vigilance pour protéger leurs salariés, tout en assurant la continuité de l'activité. Le groupement d'employeurs GE14 n'a pas dérogé à la règle.
"Nous avons rapidement anticipé et adressé un mail à nos adhérents avec les préconisations à mettre en place en cas de fortes chaleurs", explique Jennifer Marie, directrice.
Mesures recommandées
L'adaptation des horaires de travail
La réduction des tâches physiquement exigeantes
La mise à disposition d'eau fraîche en quantité suffisante
Le port d'équipements adaptés
Et une attention particulière portée aux signes de malaise, avec appel au 15 en cas de doute.
Des consignes simples, mais essentielles, qui rappellent les obligations de prévention pesant sur les employeurs. Sur le terrain, les retours n'ont pas tardé.
Adaptation
Et pour beaucoup, ces recommandations venaient confirmer des pratiques déjà mises en œuvre. "Les professionnels ne nous ont pas attendus pour s'organiser", souligne la directrice. Ainsi, aux vergers du Grand Parc à Coulombs, Olivier Chauvin a choisi d'avancer les horaires de ses équipes : "Le travail démarre plus tôt le matin, ce qui permet d'éviter les fortes chaleurs et de libérer les après-midi pour la plage". Une organisation qui, dans ce cas précis, offre même un cadre de travail agréable, à proximité de la côte.
D'autres exploitants ont anticipé les besoins en hydratation en se faisant livrer des palettes entières de bouteilles d'eau, stockées dans les chambres froides pour garantir leur fraîcheur tout au long de la journée. L'adaptation concerne aussi la conduite d'engins agricoles. Les horaires ont été ajustés en lien avec les arrêtés préfectoraux, certains interdisant les travaux en journée afin de limiter les risques, notamment d'incendie. Dans ce contexte, certaines activités sont décalées en soirée, après 18 heures. Ces ajustements témoignent de la capacité d'adaptation du monde agricole face aux aléas climatiques. Mais ils rappellent aussi que ces épisodes de chaleur extrême tendent à se multiplier, obligeant les employeurs à inscrire durablement ces nouvelles pratiques dans leur organisation du travail. Un nouvel épisode de chaleur semble déjà s'annoncer autour des 6 et 7 juillet prochains.