Aller au contenu principal

Capacités de stockage : “trouver les bons mots pour se déclarer”

“Déclarez-vous, mais avec des réserves !” C’est le message des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA 14. Pour les agriculteurs dont les capacités de stockage d’effluents d’élevage ne sont plus aux normes, la déclaration permettra d’entrer dans le processus d’aides éventuelles. Cependant, aucun soutien n’est encore acté.

Les agriculteurs ont reçu leur dossier le week-end dernier. Les JA et la FDSEA 14 aident leurs adhérents à y répondre. Contact : 02.31.70.88.16.
Les agriculteurs ont reçu leur dossier le week-end dernier. Les JA et la FDSEA 14 aident leurs adhérents à y répondre. Contact : 02.31.70.88.16.
© VM

Le Ministère a décidé de nouvelles règles en matière de capacités de stockage pour la zone vulnérable. Quelles sont les conséquences ?
Xavier Hay :  Malgré une opposition vigoureuse de la profession, l’État impose de nouvelles normes en termes de durée de stockage des effluents d’élevage.  En général, des durées forfaitaires s’appliquent. Les durées dépendent du  type d’animaux, du type d’effluents à stocker et du temps passé à l’extérieur des bâtiments pour les animaux. Concrètement cela peut obliger certains éleveurs à devoir réinvestir ! Et pour cela, les éleveurs doivent se déclarer à la DDTM avant le 1er novembre 2014. Date impérative pour obtenir des délais et être  éventuellement éligibles aux programmes d’aide.  Les dossiers ne sont arrivés que samedi dernier.  Les délais sont vraiment courts en période d’ensilage. Est-ce que l’administration est consciente des conséquences économiques pour ces exploitations ?
Rodoplhe Lormelet :  Comment peut-on penser encourager l’installation en imposant de tels investissements non productifs ? Les jeunes resteront prioritaires sur les dossiers bâtiment. Cependant, les subventions ne suffiront pas. Cela représente encore de nouveaux investissements. Nous devons aussi faire face au scepticisme des banques. Globalement, on nous invite donc à nous dénoncer. Ce n’est pas facile.

Il s’agit pourtant de répondre au contentieux avec Bruxelles …
Xavier HAY :  Les agriculteurs ne peuvent pas être toujours dans l’incertitude. Il faut revenir à des règles pragmatiques et avoir une démarche scientifique pour avoir des mesures simples et applicables sur le terrain.
Nous sommes contre le changement perpétuel des règles. Donnons du temps au temps pour que les mesures aient le temps de faire leur effet. Arrêtons de faire des usines à gaz dans la réglementation qui vont mettre en péril notamment nos filières d’élevage
Rodolphe Lormelet : d’autant plus, que le contentieux avec Bruxelles n’est pas totalement abouti et que demain de nouvelles règles peuvent voir le jour.

En pratique, que conseillez-vous aux éleveurs ?
Xavier Hay : La FDSEA et les JA ont connaissance du dossier. Nous invitons nos adhérents à prendre contact dès maintenant avec le service syndical de la FDSEA pour les renseigner sur le formulaire et leur proposer un courrier d’accompagnement, vus les incertitudes du dossier.
Rodoplhe Lormelet : La mise aux normes sera obligatoire au 1er septembre 2016. Nous invitons les agriculteurs à dire qu’il s’engage, sous condition d’être en capacité de rembourser l’investissement.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Bertrand Detroussel a consacré 43 ans de sa vie au service de la commune de Neuilly-le-Bisson. Lors des municipales en mars 2026, il a rendu son écharpe de maire.
Bertrand Detroussel : 42 ans au service de Neuilly-le-Bisson
Nous consacrons cette série aux anciens maires ornais qui ont un lien avec l'agriculture. Place à Bertrand Detroussel,…
Retraité d'Agrial depuis juin 2025, Ludovic Spiers est à la tête de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin.
Ludovic Spiers, de directeur d'Agrial à président de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin
A la Communauté de communes de la Baie du Cotentin, depuis le 9 avril, Ludovic Spiers succède à Jean-Claude Colombel à la…
Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
Publicité