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Mise au point
Carottes de créances : Jean-Luc Leblond n'a pas vu les aides

Lundi 13 juillet, le nouveau ministre de l’Agriculture était en visite dans une exploitation de la Manche. Julien Denormandie annonçait une aide d’un million d’euros, via FranceAgrimer, pour les producteurs de carottes de Créances privés du 1-3 dichloropropène. Si un montant est pour la première fois chiffré, après deux années d’annonce, les producteurs attendent toujours d’être indemnisés.  Jean-Luc Leblond est président de la section légumes à la FDSEA 50.

© FDSEA 50

>> Le 20 juillet, le cabinet du ministre de l’Agriculture a confirmé à Agra Presse qu’une enveloppe d’un million d’euros sera débloquée pour les producteurs de carottes de Créances. Pourquoi ?

En juin 2018, alors que nous étions en phase d’implantation des carottes, le gouvernement n’a pas renouvelé l’autorisation d’utilisation du 1-3 dichloropropène. Nous avions les semences, préparé nos surfaces mais certaines exploitations ont décidé de ne pas semer. Stéphane Travert, alors ministre de l’Agriculture, annonce qu’une compensation financière sera allouée aux producteurs pour compenser les pertes des surfaces non emblavées à la suite de l’interdiction d’utiliser le nématicide. Aucun chiffre n’est donné. Son successeur, Didier Guillaume, confirme qu’il y aura une indemnité mais sans donner de montant.

>> Que s’est-il passé ensuite ?

Ensuite on nous a parlé d’un plan quinquennal en intégrant une plante au pouvoir nématicide. La rotation, sur cinq ans, comprend : une carotte, deux années de plante nématicide comme le sorgho et deux autres cultures d’une autre famille que la carotte comme les poireaux ou les navets. Le Sorgho, si on prend son exemple, est semé en mai juin, détruit et enterré en septembre octobre. Son rôle est de faire baisser la pression en nématodes du sol. Nous réalisons la première campagne du plan. Mais les plantes nématicides ne compensent pas les pertes de chiffre d’affaires de la carotte.

>> Et maintenant, qu’attendez-vous ?

L’approbation du volet financier du plan de lutte quinquénal. Que le gouvernement compense les pertes de 2018-2019 sur les surfaces non traitées, comme il l’a dit. Julien Denormandie est le troisième ministre de l’Agriculture à en parler. Il est le premier à annoncer un montant mais sans donner de critères d’attribution. Nous, les responsables professionnels, nous sommes prêts à le rencontrer pour redonner de la cohésion à ses propos et du respect aux producteurs.

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