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CEFIGA : une histoire d'homme et de compétences

Il y a un peu plus d'un an, l'AS Cefiga lançait ses services sur le département de l'Orne. La Chambre d'agriculture et la FDSEA 61 ont conventionné avec le centre comptable d'origine sarthoise. Il totalise aujourd'hui plus d'une centaine d'adhérents. Parmi eux : Vianney et Isabelle Leconte, installés à Préaux-du-Perche. Au moment de fusionner leurs deux fermes, ces agriculteurs ont donc eu recours aux compétences de l'AS Cefiga

« J’apprécie la confidentialité dans le traitement des dossiers par l’AS Cefiga. C’est un critère très important pour moi », explique Vianney Leconte. (DR)
« J’apprécie la confidentialité dans le traitement des dossiers par l’AS Cefiga. C’est un critère très important pour moi », explique Vianney Leconte. (DR)
© VM

« Je ne veux pas être enfermé dans mes choix. J'apprécie qu'un conseiller m'interroge pour nous forcer à la réflexion. Nous recherchons des compétences pour gérer notre exploitation. Nous voulons également être maitres de nos choix », raconte Vianney Leconte.
Que les questions soient de nature comptables ou non, l'agriculteur est de nature cash...
Avec son épouse, ils se sont installés en 2008 et 2012 sur deux exploitations distinctes. Depuis, la création d'un GAEC entre époux est devenue possible sans amputer le montant des primes PAC. Au moment d'étudier le mariage des deux exploitations, les futurs associés se sont rapprochés de l'AS Cefiga. À l'époque, il était suivi par la Fiteco et elle collaborait avec Cogedis. « J'ai conservé la FITECO pour mon activité d'Entreprise de Travaux Agricoles. Mais, les exploitations agricoles demandent des compétences pointues. Passer en GAEC ne s'improvise pas. Nous avions  des besoins pointus dans le domaine fiscal et comptable. Isabelle était toujours JA. Nous devions également refaire un avenant au Plan d'Entreprise. Nous avons été bien accompagnés sur le timing à adopter. En face, Cogedis ne semblait pas très moteur sur la création du GAEC ».

« S'appuyer sur des compétences multiples »
Ancien membre du bureau départemental des Jeunes Agriculteurs de l'Orne, Vianney a eu vent du rapprochement de l'AS Cefiga 72, de la FDSEA 61 et de la Chambre d'agriculture. L'agriculteur a donc noué des contacts avec le centre comptable originaire de la Sarthe. Proche de la frontière départementale, Vianney Leconte connaissait la réputation de l'AS Cefiga sur ses terres.
Les motivations des agriculteurs sont multiples. C'est d'abord une histoire de personnes. « Le contact est bien passé avec le directeur de l'agence de Mamers dont nous dépendons. Ensuite, on a besoin de compétences spécialisées dans l'agriculture. Ce secteur reste particulier, différent d'autres corps de métiers. Et il y a toujours quelqu'un dans la « tribu » capable de répondre à une question sur la méthanisation ou le photovoltaïque. Le monde agricole a besoin d'un centre comptable dédié ». 

Des rôles répartis entre la Chambre d'agriculture et l'AS Cefiga
L'absence de références du dernier arrivé sur ce marché ornais n'a pas effrayé l'agriculteur. « Je ne recherche pas forcément les leaders si j'ai du répondant en face. Avec une structure qui se monte, lorsqu'on dit un truc, nous sommes écoutés. C'est important. Aujourd'hui, je peux en parler car j'ai le recul pour dire que ça se passe bien ».
Au quotidien, le conseil de gestion est assuré par la Chambre d'agriculture. Cette dernière gère la déclaration PAC. « Là encore, c'est une question de compétences. La Chambre d'agriculture bénéficie du réseau pour assurer une bonne veille réglementaire.  Notre conseillère étudie aussi nos marges. Elle connait les points forts et les points faibles de l'exploitation ».

L'ADN du syndicalisme
La FDSEA est à l'origine de l'arrivée d'un nouvel acteur comptable sur le marché agricole ornais. Le syndicalisme apporte aussi ses services sur les questions juridiques et sociales. Pour l'instant, Vianney et Isabelle Leconte n'y ont jamais eu recours. Cependant, l'ADN syndical ne les gène pas. « Le centre comptable est lié au syndicalisme. C'est un fait, mais je ne suis pas adhérent. Je constate juste que la FDSEA 61 et la Chambre d'agriculture étaient les seules en capacité d'apporter une nouveauté crédible. C'est sain de créer de la concurrence. Si personne ne fait rien, il ne se passe rien ».

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