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Julien Aubrée
Céréales et cheval font bon ménage

Passionné de chevaux, Julien a développé une activité de pension et d’élevage sur l'exploitation céréalière familiale située en périphérie caennaise.

© AD
D'une contrainte, il a voulu en faire un atout. Sa passion pour le cheval aidant, Julien Aubrée s'est installé sur la ferme céréalière familiale toute proche de l'agglomération caennaise en créant une activité de pension et d'élevage. La grande ville qui exerce sa pression foncière et d'autres désagréments pour les cultures, lui apporte en revanche le gros de sa clientèle. Aujourd'hui, quand on demande à Julien s'il est bien situé, il est quand même tenté d'utiliser un vieux réflexe normand. Oui et non. Mais plutôt oui. “Pour la clientèle, c'est idéal, mais il est difficile de trouver les surfaces pour développer l'activité. Il faut être très patient”.
Julien fonctionne à plein avec 50 chevaux et il est encore régulièrement sollicité par des propriétaires qui souhaitent confier leurs montures, dans une structure adaptée et proche de chez eux. Le jeune agriculteur a aussi une clientèle de parisiens, et deux clients en Guadeloupe. Des passionnés qui investissent dans l'élevage de quelques chevaux, quitte à ne venir les voir que quelques jours par an. “Avec la ferme céréalière à côté, je peux proposer des tarifs intéressants car je produis moi même l'essentiel des aliments et j'ai toute la paille dont j'ai besoin. C'est un plus” admet-il. Autre clé de la réussite, un site Internet bien tenu “troteval.com”. “Nous avons beaucoup de clients qui arrivent chez nous par ce biais”.
A 29 ans, Julien est installé depuis le premier janvier 2010, en reprenant 56 ha à l'exploitation familiale. Avec le départ à la retraite de ses parents en 2011, il reprend la ferme en entier et d'autres terres. Désormais il valorise un plus de 200 ha de cultures et de prairies. Entre son installation et son bac pro obtenu à la maison familiale et rurale de Maltot, il faisait des remplacements agricoles, les saisons de pomme de terre et de betterave et venait prêter main-forte à ses parents tous les étés pour les cultures.

Installation :  bien suivre son dossier
“Pour s'installer, il faut toujours bien suivre les dossiers, ne pas laisser les choses traîner et bien relancer les personnes qui sont chargées de l'étudier, conseille le jeune agriculteur. Pour moi, c'était relativement facile, vu que je prenais la suite de mes parents”.
Adhérent investi chez les Jeunes agriculteurs, Julien Aubrée est président de la section du canton de Bourguebus. Il participe chaque année à la Fête de la Terre sauf cette année. Il ne devra pas manquer l'appel de la finale nationale des meilleurs jeunes chevaux de la race (entre 4 et 7 ans) pour lequel il présentera ses champions, à Fontainebleau le 26 août.
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