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Au menu de l'AG du GDS le 12 décembre
Ces maladies qui nous menacent

Lors de l’assemblée générale, se déroulant le 12 décembre, prochain à Saint-Lô, Christophe Leboeuf, vétérinaire-conseil, interviendra sur les pathologies infectieuses émergentes, dont la FCO.

Christophe Leboeuf, vétérinaire conseil au GDS de la Manche, « , « de 1940 à 2004, 335 maladies émergentes infectieuses sont apparues, dont 1/3 sont transmises à l’homme et à l’animal par des insectes ».
Christophe Leboeuf, vétérinaire conseil au GDS de la Manche, « , « de 1940 à 2004, 335 maladies émergentes infectieuses sont apparues, dont 1/3 sont transmises à l’homme et à l’animal par des insectes ».
© ec

L’ag du GDS, c’est le moment de prendre la température du sanitaire dans le département. Outre les bilans traditionnels sur la Brucellose, Leucose, voire l’ESB, le GDS se positionnera sur un problème d’actualité, déjà abordé lors de la réunion des structures du grand Ouest, au printemps dernier à Cherbourg, l’apparition de nouvelles maladies infectieuses transmises par les insectes, dont la FCO.
 
Déplacement des vecteurs infectieux
Ces nouvelles maladies ne le sont en fait qu’en Europe. Prenons la FCO, elle est connue depuis des lustres en Afrique. « Depuis quelques années » explique Christophe Leboeuf, « nous assistons à un déplacement des vecteurs infectieux, comme la « Westnile ». Isolée en Ouganda dès1937, elle est donc connue depuis des siècles, à tel point que des chercheurs se demandent si elle n’est pas la cause du décès du conquérant Alexandre Le Grand, dans l’Antiquité ».  Ce virus est à la fois dangereux pour les animaux, mais aussi pour l’homme. En 1999, lors d’une épidémie à New-york, on a constaté 7 décès sur 62 cas ; en moins de 10 ans, ce même virus a été responsable d’infections humaines ou animales dans 47 états américains. En France, la « Westnile » a tué des chevaux en Camargue. Le cycle de contamination est dramatiquement simple : Un moustique pique un oiseau qui lui-même contamine l’humain ou un ruminant. Et Christophe Leboeuf de lâcher, « de 1940 à 2004, 335 maladies émergentes infectieuses sont apparues, dont 1/3 sont transmises à l’homme et à l’animal par des insectes ».
Eutrophisation
Reste à savoir pourquoi ces maladies, autrefois cantonnées aux pays tropicaux, débarquent sur le sol européen. « On ne peut pas exclure le réchauffement climatique bien sûr et la mondialisation, dont une grande partie se fait par voie aérienne. Une fois arrivés sur place, les vecteurs de contamination, souvent des insectes, s’adaptent. Par ailleurs, les pays « riches » ont aussi utilisé beaucoup d’antibiotiques qui ont engendré une plus grande résistance des agents infectieux ». Pour se développer, les moucherons, à l’instar des culicoïdes pour la FCO ont besoin de conditions de développement adéquates. « Un exemple, les épandages d’engrais chimiques ont accéléré l’eutrophisation de certaines zones, attirant du même coup des populations d’insectes ». Ces nouvelles maladies nous menacent-elles vraiment ? Sans aucun doute à moyen et long terme. A commencer par le SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère). Le virus, plus exactement le coronavirus, de cette maladie est activement recherché. Il n’a été trouvé pour le moment que chez quelques espèces comme la Civette en Chine.
Pour lutter contre la recrudescence des maladies infectieuses transmises par les insectes, Christophe Leboeuf insiste, « cela passe par un meilleur sanitaire dans tous les élevages. Dans le cas de la FCO, il a été prouvé que les culicoïdes peuvent se développer dans la moindre zone où subsistent de l’eau, fond de gouttières, vieux pneus ou autres ».
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