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INITIATIVE
C’est l’automne, la chasse aux vers de terre est ouverte

Vous êtes convaincu que les vers de terre ont une fonction indispensable dans votre sol et vous aimeriez savoir s’ils sont nombreux dans vos parcelles : participez à l’observatoire des vers de terre. Vous verrez que ce n’est pas très compliqué d’apprendre à compter les vers de terre cachés sous vos pieds.

Pourquoi compter les vers de terre ? De nombreuses études montrent qu’il existe une corrélation positive entre la biomasse microbienne d'un sol et la biomasse lombricienne (stimulation de l'activité des micro-organismes par les vers de terre). On peut donc dire que les vers de terre sont des bons indicateurs de la vie d’un sol ! Les lombriciens sont des indicateurs de la qualité des sols, notamment parce qu’ils sont parmi les auxiliaires du sol les plus reconnus pour leur contribution à la fertilité des sols. De plus, ils sont influencés par les caractéristiques du sol. Ils sont sensibles à leur environnement : pH, texture, MO, hydromorphie, profondeur de sol et ont tendance à préférer les mêmes sols que vous (profonds, sains, riches en MO…) ! Ce sont aussi des indicateurs des pratiques agricoles comme les pratiques de fertilisation (organique ou minérale), de travail du sol, de couverture des sols, de chaulage, de traitements phytosanitaires… Leur nombre et leur répartition (entre les 3 grandes catégories de vers qui sont présentées par la suite) sont influencés par ces pratiques.

Etape 1 - Le comptage

Vous pouvez observer et compter les vers de terre dès l’automne, mais la période optimale pour les compter est plutôt comprise entre mi-janvier et mi-avril.Pour les faire sortir, il suffit de leur piquer le nez avec un peu d’eau moutardée, puis d’attendre qu’ils remontent à la surface pour les attraper.Attention : ils sont très vifs !Seul inconvénient : il faut renouveler deux fois cette opération pour faire sortir un maximum de vers, ce qui prend du temps.Si vous êtes intéressé pour dénombrer les vers de terre sur vos parcelles, contactez-nous pour en savoir plus sur le protocole.

Etape 2 - La reconnaissance de grandes catégories de vers de terre car tous n’ont pas les mêmes fonctions agronomiques

Il est possible de distinguer trois grandes catégories de vers de terre qui ont des modes de vie différents et donc des fonctions complémentaires au niveau du sol (schéma). • Les vers de terre épigésIls vivent dans les premiers centimètres du sol et dans les amas organiques (fumier, débris végétaux …). Ils participent activement au fractionnement de la matière organique présente à la surface du sol.

• Les vers de terre endogés

Eux préfèrent vivre cachés des prédateurs, ils vivent dans le sol et ne remontent presque jamais à la surface. Ils se nourrissent de matière organique plus ou moins dégradée, ils creusent des galeries temporaires plutôt horizontales, très ramifiées. Ainsi, ils participent à la structuration horizontale du sol et au brassage de la matière organique.

• Les vers de terre anéciques

Ces derniers vivent dans le sol mais remontent fréquemment à la surface pour aller chercher de la matière organique (cabanes à vers de terre). Ils creusent de grandes galeries permanentes verticales ouvertes en surface. Ils mixent matière organique et minérale et rejettent leurs déjections à la surface. Ils sont capables de traverser les zones du sol même légèrement compactées et d’améliorer l’écoulement vertical de l’eau.A l’aide de critères simples, il est possible de reconnaître 4 types de vers de terre : voir hors texte.Une information supplémentaire utile est le stade des vers récoltés (juvénile ou adulte). Pour vérifier qu’un ver est adulte, il existe un signe qui ne trompe pas : la présence du clitellum (la bague colorée, située dans le premier tiers du corps, voir dessin).

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