C'est l'ouverture pour 14 000 chasseurs
À partir de dimanche prochain, les chasseurs de la Manche pourront assouvir leur passion.
L'ouverture générale de la chasse a lieu dimanche 27 septembre, dans le département de la Manche. Elle concerne 14 000 chasseurs. Ce chiffre est assez " constant à l'échelle du département comme en France ", précise le président de la Fédération départementale, Gérard Bamas. La nouveauté 2026 porte sur la chasse au lièvre : elle n'est plus autorisée que sur trois dimanches au lieu de cinq jours les années précédentes. " L'enquête réalisée auprès des chasseurs démontrait des effectifs de lièvre en baisse. À l'assemblée générale, il a donc été décidé de limiter cette chasse ", rappelle le président. Cette décision a été entérinée à 65 %. Une quarantaine de communes a même décidé d'aller plus loin en réduisant la chasse au lièvre à un ou deux dimanches. Quant aux communes de Couville, Le Rozel et Saint-Georges-de-la-Rivière, la fermeture est totale.
Le sanglier, une bête noire
La bête noire reste le sanglier. Malgré les battues, il prolifère. " Tous les ans, on augmente le nombre de prélèvements. Pour cette saison, nous sommes à 5 000 bracelets ", note Gérard Bamas. Ce prélèvement est rendu nécessaire pour contenir les dégâts sur les cultures. " L'an dernier, nous avons indemnisé les agriculteurs victimes de ces dégâts à hauteur de 360 000 € ", note le président. Si le secteur du Centre-Manche est historiquement le plus touché, le Val-de-Saire tend à le devenir aussi.
Pour le chevreuil, plus de 10 000 bracelets sont attribués. L'enjeu est d'éviter les collisions avec les automobiles et les trains. Pour ces deux espèces cumulées, " ce sont près de 15 000 bracelets accordés, soit pratiquement un par chasseur ", fait remarquer David Guérin, directeur de la Fédération de la Manche.
Cette nouvelle saison permettra aussi de continuer à former les chasseurs notamment sur la sécurité. " L'accident de la chasse, c'est toujours la crainte pour un président. C'est stressant ", confie Gérard Bamas qui, en dix ans, n'a connu aucun accident. En cinq ans, 7 200 chasseurs ont suivi la formation et la révision, soit 50 % des titulaires de permis.