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Cinq priorités pour le conseil général

Le département Ornais revient sur les aides versées au monde agricole et encourage une agriculture de proximité.

Si le conseil général souhaite augmenter son offre d’agriculture 
locale, elle souhaite “préserver la vie commerçante dans les bourgs”. Jacky Legault et Régis Chevallier partage donc l’idée d’associer 
ces deux modes de vente. “Tous les producteurs ne s’équiperont pas en matériels de transformation. Cependant, les commerçants ont 
la possibilité de valoriser les produits régionaux dans leurs étals”. (DR)
Si le conseil général souhaite augmenter son offre d’agriculture
locale, elle souhaite “préserver la vie commerçante dans les bourgs”. Jacky Legault et Régis Chevallier partage donc l’idée d’associer
ces deux modes de vente. “Tous les producteurs ne s’équiperont pas en matériels de transformation. Cependant, les commerçants ont
la possibilité de valoriser les produits régionaux dans leurs étals”. (DR)
© Hélène Bonneau
Le conseil général de l’Orne consacre 2% de son budget global à l’environnement et à l’agriculture soit l’équivalent de 7 972 902 €. “A ma connaissance, nous sommes le seul département de Basse-Normandie à aider ses agriculteurs à cette hauteur”, affirme Jacky Legault, président du conseil général de l’Orne.

Des aides ciblées


“Nous nous sommes fixé cinq priorités afin d’être efficaces dans nos actions (aide à l’installation des jeunes agriculteurs, la modernisation des bâtiments d’élevage, la protection de l’environnement, un soutien à l’élevage ainsi qu’à une agriculture de proximité)”, explique l’élu. Dans ce sens, deux aides sont versées aux jeunes agriculteurs lors de leur installation : 7500 € pour financer les premiers investissements ainsi qu’une aide de 1500 € pour la réduction des charges de mécanisation. “Nous souhaitons attirer les jeunes entrepreneurs dans notre département”. Une action soutenue par Manuella Belliard, présidente des JA Ornais, et présente à la réunion de vendredi dernier. “Ces aides sont bienvenues, d’autant qu’elles poursuivent deux objectifs différents. La première permet une amélioration considérable des conditions de travail et du bien-être animal. Elle permet de réaliser des aménagements qui ne seraient pas des priorités par manque de fond. La seconde encourage les jeunes à s’associer à des groupes (CUMA) pour la gestion du matériel”. D’autres exemples sont soulignés par le responsable Ornais, comme le plan avicole ou l’aide aux plantations bocagères (60 000 € / an). Par ailleurs, le Conseil Général se dit prêt, en concertation avec la chambre d’agriculture, à discuter de cette aide en fonction de l’évolution du projet de la nouvelle PAC concernant les 7 % obligatoires de bois, haies... sur les terres arables. 

Bio et circuits courts à l’honneurAfin de mesurer la consommation de produits issus de l’agriculture biologique et/ou de proximité, le conseil général a fait appel à deux spécialistes de la chambre d’agriculture. “En ce qui concerne, l’agriculture de proximité, on constate quatre tendances lourdes”, révèle Jean Hirschler, chargé d’études économiques. “Nous détectons un problème de décalage sur les enquêtes d’opinion. Les déclarations vont dans le sens de l’agriculture locale, or les chiffres ne le démontrent pas” A cela s’ajoute un effet générationnelle peu favorable (seulement 14 % du budget global est consacré à l’alimentation) et une période économique contraignante pour les ménages. “Cependant, on note que la préoccupation santé est devenue une tendance lourde. Même si bien manger coûte plus cher”. Si l’agriculture locale démarre, le bio se porte bien. Il passe de 1 564 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2005 à 3385 millions d’euros en 2010. Si les points positifs sont nombreux pour le consommateur (préservation de la santé, goût des produits, sécurité alimentaire...), le coût et un manque de réflexe sont les principaux freins.

Dynamique des filières
Présence sur le marché alimentaire en 2010 : 


Alicaments : + 1,5 %
Bio : + 17 % 
Produit éthique : 0,2 %
AMAP : 0,02 %

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