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Collecte des pneus : une opération sans trace !

Avec le soutien du Conseil départemental, les GVA et la Chambre d'agriculture organisent la collecte des pneus usagers. Clés du succès de l'opération : une valorisation des pneus usagers et la communication de techniques alternatives pour la couverture des silos.

Les agriculteurs ont mis la gomme... La collecte de pneus usagers a bien démarré. Initié par le Groupement de Vulgarisation Agricole, le projet a rondement tourné. 986 tonnes de pneus devraient être collectées en 2015 dans l'Orne. C'est mieux que dans les départements voisins. Ces volumes sont issus de 177 exploitations. Et sur la question du pneu, le Conseil départemental adhère. La commission économique, présidée par Jérôme Nury, a visité la plate-forme de collecte de pneus de silos de l'INRA du Pin, le 29 juin dernier.

Un pneu : du combustible pour une cimenterie
Les Chambres d'agriculture et les GVA travaillent depuis 3 ans sur le dossier. Dans l'Orne, le soutien financier du Conseil départemental a accéléré le retour des pneus. 20 % du coût de collecte est pris en charge. Soit un tarif final de 108 € par tonne pour l'agriculteur.
Les pneus d'après 2004 sont repris gratuitement par les distributeurs. Pour les modèles plus anciens, les prix de traitement freinaient les exploitants. “Nous avions une solution à 200 € par tonne pour un enfouissement en remblaiement de carrière. Cette piste ne nous satisfaisait pas. La proposition de la SIREC (Sita Suez Environnement) nous correspondait plus”, explique Nicolas Tison, président des GVA de l'Orne. Les pneumatiques usagers sont broyés. Ils sont ensuite utilisés comme combustible énergétique dans une cimenterie du Maine-et-Loire. 

1 000 tonnes par an
Le projet porte sur 3 ans. Le Conseil départemental soutient à hauteur de 1100 tonnes par an. “On ne devrait pas avoir de mal à les trouver. On a déjà collecté ce volume sur 5 mois. Nous limitons donc à 5 tonnes par exploitation et par an. Objectif : qu'un maximum d'agriculteurs en profite”, souligne Nicolas Tison. Tous les agriculteurs peuvent bénéficier de cette collecte à condition d'adhérer à un GVA pour trois ans (durée du projet). Sont acceptés, les pneus d'un poids inférieur à 60 kg et sans jante. En contrepartie, les agriculteurs s'engagent à couvrir leur silo avec des méthodes alternatives. La ferme INRA du Pin a d'ailleurs travaillé sur ce sujet (Lire ci-contre).
Le gisement semble loin d'être épuisé. Selon les GVA, 54 % des exploitations ornaises sont concernées. Le stock moyen d'une ferme avoisinerait les 10 tonnes. Une tonne représente environ 145 pneus, la course au retraitement de ces déchets peut encore durer.

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