Aller au contenu principal

Bilan de campagne
Colza : 40 q/ha en Basse-Normandie

Les rendements vont atteindre 35 q/ha de moyenne en Bretagne. Ils seront plus souvent voisins de 40 q/ha en Basse-Normandie alors qu’ils resteront proches de 32 q/ha en Pays de la Loire.

L’amplitude des rendements parcellaires est cette année encore très importante : de moins de 15 à plus de 50 q/ha. Cette amplitude de rendements reflète avant tout les différences de profondeur de sol et parfois de suivi technique ayant permis de limiter les attaques de certains insectes de printemps.
Les surfaces de colza récoltées en 2011 semblent retrouver les niveaux atteints au cours des années précédentes, tout particulièrement en Bretagne.Le colza subit assez peu de pertes de matière verte cet hiver 2010/11
La moyenne des pesées de matière verte sortie hiver du colza réalisées de fin janvier à la mi-février est de 1,1 kg/m2, sur les 67 parcelles déjà contrôlées à l’automne avec 1,2kg/m2. Le colza affiche donc une perte de biomasse < 10 %, moins importante que l’hiver précédent (rappel -30% de perte pour la campagne 2009/10). On constate que les poids de matière verte dépassent rarement 2kg/m2, conséquence de la croissance automno-hivernale limitée. Les colzas sont en très bon état sanitaire (pas de phoma et insectes peu présents) en sortie hiver.Reprise de végétation et floraison dans le froid et la sécheresse
Comme en 2010, le déficit hydrique se fait sentir dès la reprise de végétation. Il est très prononcé en avril correspondant à l’essentiel de la phase de floraison du colza dans une majorité de régions de l’ouest de la France. Le fonctionnement de la plante sera perturbé par ce déficit hydrique, qui entraînera de mauvaises alimentations azotées, une croissance et une accumulation de matière verte plutôt moyenne à faible. Le déficit hydrique perdure jusqu’en début juin. Des pluies voisines de 50 mm “sauvent” les colzas ligériens, alors que les colzas bretons et bas-normands bénéficient souvent de 50 à plus de 100 mm. Il en résulte une nouaison souvent difficile en Pays de la Loire et dans certains secteurs bretons, avec souvent moins de 5000 siliques/m2. Bénéficiant de conditions moins rudes, les colzas bas-normands développent jusqu’à plus de 10 000 siliques/m2. On peut considérer que le nombre de siliques n’est pas limitant pour des valeurs situées audelà de 8 000 siliques/m2. La fin de cycle moins chaude et plus arrosée permet la mise en place d’un bon nombre de graines/silique accompagné d’un poids de mille graines tout à fait satisfaisant.Le charançon de la tige du colza nuisible en toutes régions
Si les colzas présentent généralement un état sanitaire satisfaisant à la récolte, il ne faut pas négliger les attaques parfois sévères de charançons de la tige du colza (et difficilement contrôlables) liées à la longue période de vol des adultes.
Les méligèthes ont parfois provoqué des dégâts sur des cultures déjà affaiblies par ailleurs : semis tardif, sol très superficiel ou encore trop fréquents cas de phytotoxicités liées à des mauvais nettoyages de pulvérisateurs suite aux applications d’inhibiteurs d’ALS en céréales.
Comme dans une majorité de grandes cultures cette année, les pucerons (cendrés
pour le colza) ont parfois dépassé les seuils de nuisibilité. Le phoma reste lui aussi en embuscade et apparaît sur les racines et le collet dès que des facteurs affaiblissent la tolérance variétale : excès de densité, de fertilisation, attaque de Baris…
Les symptômes de sclérotinia, certes discrets cette année, doivent nous rappeler à la menace que peut faire peser cette maladie sur la production, lorsque les mesures de protection sont négligées.
Enfin la hernie des crucifères est ponctuellement bien implantée dans notre région. Les méthodes de lutte bien
connues et qui ont prouvé leur efficacité doivent y être déployées.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
Publicité