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Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026

La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement physiologique. À l'inverse, les parcelles fragilisées dès la sortie de l'hiver n'ont pas toujours retrouvé leur potentiel malgré des conditions de fin de printemps très favorables.

La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
© Terres Inovia

âRetour sur les cinq enseignements majeurs de cette campagne.

1. Exceptionnellement précoce

De la reprise de végétation à la récolte, le colza a conservé près de deux semaines d'avance sur les références, avec des impacts nutritionnels, physiologiques et sanitaires parfois notables.

2. Écarts de rendement construits avant la floraison

Les principales différences entre parcelles trouvent leur origine entre la sortie de l'hiver et la floraison. Les excès d'eau de février, les pertes foliaires, les présences importantes de larves d'altises puis de méligèthes ont fragilisé de nombreuses situations et réduit le nombre de siliques mises en place.

3. Le printemps a aidé la capacité de compensation

Malgré une pluviométrie souvent déficitaire, en avril notamment, les réserves en eau héritées de l'hiver, les pluies de début mai puis de début juin et un rayonnement exceptionnel ont permis aux colzas les plus robustes de compenser une partie des pertes de boutons et de siliques. Les meilleures parcelles ont ainsi pleinement valorisé les conditions de fin de printemps.

4. Une forte variabilité entre parcelles

Les écarts observés cette année résultent davantage de l'histoire propre de chaque parcelle que de son potentiel de terroir. Au sein d'une même exploitation, des différences de 10 à 20 q/ha ont parfois été constatées selon le cumul des stress subis au printemps.

5. Les chaleurs de juin ont surtout accéléré la récolte

Les épisodes caniculaires de fin juin ont marqué les esprits, mais leur impact sur le rendement est resté limité dans la plupart des situations. À cette période, le remplissage des graines était largement engagé, voire achevé. La canicule a principalement accéléré la maturation et avancé les dates de récolte, sans remettre en cause le potentiel déjà construit. Les coups de chaud en mai ont probablement eu plus d'impact dans les sols superficiels.

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