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Colza : moisson satisfaisante mais contrastée

En Normandie et sur l'ouest de l'Île-de-France, après les excellents rendements de 2025, la récolte de 2026, exceptionnellement précoce, revient à des niveaux proches des références habituelles.

Les estimations provisoires situent les rendements départementaux entre 33 et 38 q/ha, soit généralement 3 à 7 q/ha de moins qu'en 2025, mais globalement dans la moyenne des cinq dernières campagnes.

Comme pressenti dès la floraison, les résultats se révèlent beaucoup plus hétérogènes qu'il y a un an. Les rendements oscillent le plus souvent entre 30 et 45 q/ha, avec des situations extrêmes comprises entre 10 et plus de 50 q/ha.

Des colzas prometteurs jusqu'en sortie d'hiver ont parfois fortement décroché au printemps, tandis que d'autres, inquiétants en avril, ont exprimé une remarquable capacité de compensation.

Des pointes à 50 q/h en Normandie

En Normandie, les meilleurs terroirs confirment globalement de bons potentiels. Le plateau du Neubourg, le Roumois, le Vexin normand, le Bessin ou encore le sud-Manche enregistrent régulièrement 40 à 45 q/ha, avec quelques pointes proches de 50 q/ha. Les plus grandes zones à colza dans l'Eure (Pays d'Ouche, Saint-André, Évreux) finissent avec des performances proches de 35-37 q/ha et 30-35 q/ha si l'on se place entre les vallées de l'Eure de la Seine. Les plaines d'Argentan, de Falaise ou le secteur de Saint-Pierre-sur-Dives concentrent les déconvenues les plus marquées, avec de nombreuses parcelles comprises entre 25 et 30 q/ha, voire moins dans les situations les plus pénalisées. Là encore, ces tendances masquent des écarts considérables entre parcelles voisines.

Zoom sur les résultats en Ouest Île-de-France

En Île-de-France, les rendements se situent généralement entre 35 et 38 q/ha. Les meilleurs résultats sont observés à la limite de la Beauce (secteur Étampes), dans le Vexin français et autour de Dourdan, où de nombreuses parcelles dépassent 40 à 45 q/ha.

À l'inverse, le Gâtinais essonnien concentre davantage de déceptions, avec plusieurs parcelles comprises entre 20 et 30 q/ha, dans des contextes de pressions de larves d'altises, de méligèthes, de graminées et de sécheresse printanière. Des parcelles très performantes côtoient parfois des situations en net décrochage.

Les situations ayant cumulé hydromorphie, levées tardives, fortes infestations de larves d'altises, attaques de méligèthes ou concurrence des graminées ont perdu 10 à 15 q/ha par rapport à des parcelles implantées dans des contextes pédoclimatiques comparables.

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