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Concours Limousine à Lisieux : Loyal, 5 ans et 1,3 tonne

Gilles Fougères, éleveur de Limousines près de Honfleur, participe au concours départemental de la race samedi 6 avril, à l’hippodrome Lisieux.

© J

llll « Si je participe aux concours, c’est grâce à mon fil Gabriel. Il aime ça et il nous a lancés », sourit Gilles Fougères. L’éleveur de Limousines est installé dans le Pays d’Auge, à Fourneville. Cette année, il présente trois animaux au départemental de Lisieux. « C’est un peu moins que d’habitude parce que mon fils passe son BTS Acse à la fin de l’année. Il a moins de temps. »
Le nombre d’inscrits au concours suit la même tendance, un peu à la baisse, note Etienne Aubert, président du syndicat des éleveurs de Limousines du Calvados.
Le concours de Lisieux existe depuis « plus de vingt ans. Cette année, entre 50 et 60 animaux défileront sur le ring de l’hippodrome de Lisieux, contre 75 les autres éditions, compare Étienne Aubert. Mais il a une bonne cote : on y voit du monde, on y fait un peu de commerce. Et il y a les comices d’arrondissement des races Normande et Prim’Holstein. »

L’exploitation
Gilles Fougères a son siège d’exploitation à Fourneville, à quelques kilomètres de Honfleur. Il compte 90 mères Limousines et une centaine d’hectares.
« Le parcellaire est très morcelé, précise-t-il. Mes parents étaient agriculteurs à Honfleur, ils se sont fait exproprier. Je suis arrivé ici en 1998, les vaches en 2000. » L’éleveur sélectionne ses animaux sur le développement musculaire et l’allaitement, il agrandit son outil de travail au fur et à mesure, mais tout reste « précaire. J’ai beaucoup d’îlots qui appartiennent à la Ville d’Honfleur ». Près de 90 % de sa SAU est en herbe. Les animaux, labellisés, sont nourris à l’herbe et au foin. Gilles Fougères est en autonomie alimentaire, « sauf pour les compléments azotés ». La parcelle la plus éloignée se situe à dix kilomètres. Alors, pour la mise à l’herbe, Gilles Fougères remplit sa bétaillère. « Je passe beaucoup de temps avec mes animaux. Ils gagnent ainsi en docilité lorsque je les manipule. »

Double activité
L’éleveur apprécie les moments d’échange au concours de Lisieux.
« Il y a une bonne ambiance, on oublie les soucis du quotidien. » Car il souligne les difficultés d’élever des races à viande, même en label. Le président du syndicat confirme : « on compte entre 30 et 40 adhérents dans le département, avec des élevages allant de 20 à 130 mères. Mais beaucoup sont doubles actifs : en limousines, les élevages sont souvent purs alors les gens ont un deuxième travail à côté ».

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