Aller au contenu principal

Tracteur
Connaître ses performances pour moins consommer

Les diagnostics énergétiques réalisés auprès de 78 exploitations laitières de la Manche montrent qu’il est possible d’envisager un gain moyen de 20 % sur la quantité de fioul achetée annuellement. Parmi les pistes d’économies faciles et rapides à mettre en œuvre, une conduite économe et cohérente avec les performances de son tracteur permet d’envisager au moins 10 % d’économie de carburant.

Le banc d’essai tracteur permet de connaître les performances de son tracteur. Le banc peut mesurer le couple, la puissance, la consommation horaire et spécifique, le débit d’injection… aux différents régimes du moteur. Ces résultats présentés sous forme de courbes et de tableaux donnent d’excellents repères pour l’utilisateur.
Exemple, dans le tableau 1, avec ce tracteur de 145 ch, conforme aux performances annoncées par le constructeur.
Ce tracteur atteint sa puissance maximum à 1 850 trs/mn. Pour fournir 140 ch à la prise de force, il consomme 30,5 l/h, soit une consommation spécifique (CS) “moyenne” de 252 g de fioul par kW et par heure (g/kW/h). Pour les travaux qui sollicitent au maximum le tracteur, c’est à ce régime que le tracteur abattra le plus de travail.
Au régime nominal, la puissance disponible est assez
faible (116ch) et le rendement
du moteur n’est pas très bon : 28,3 l/h, soit une CS “assez élevée” de 281g/kWh.
A haut régime et charge partielle, le rendement se dégrade fortement. Il est clair que la consommation sera élevée au transport, y compris pour des déplacements “à vide” (21,5 l de fioul pour fournir 64 ch). Heureusement ce tracteur est équipé d’une transmission avec la possibilité de se déplacer à 40 km/h au régime de 1 800 trs/mn. A ce régime on dispose quasiment de la puissance maximum, avec une meilleure CS (249 g/kW/h).

Le meilleur rendement du moteur est obtenu au couple maximum (242 g, soit 25,5 l pour 122 ch à 1 500 trs/mn). Pour les travaux n’exigeant pas toute la puissance il faudra essayer de conduire prés de ce régime en trouvant le rapport de vitesse compatible avec le travail demandé. Ainsi, il sera plus judicieux de travailler à 1 600 trs/mn, plutôt qu’à 2 000 trs/mn : pour une puissance identique, la consommation diminuera de 2,7 l/h. (NB : c’est parfois beaucoup plus !)
Votre tracteur a des caractéristiques spécifiques. Le passage au banc d’essai permet de disposer de ces informations pour envisager des économies de fioul plus ou moins importantes. Le banc d’essai AILE sera dans la Manche du 1er au 5 février 2010. N’hésitez pas à vous renseigner au 02 33 06 49 56.
Christian SAVARY
Chambre d'Agriculture de la Manche
csavary@manche.chambagri.fr
www.manche.chambagri.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fossé traité : l’agriculteur ne nie pas mais regrette la procédure
Début juin, un agriculteur reçoit un appel de l’Office français de la biodiversité du Calvados pour avoir traité un fossé. Lundi…
Une éleveuse ornaise sur les marches du festival de Cannes
Jeudi 15 juillet, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice à Mauves-sur-Huisne (61), a monté les marches du Palais des festivals à…
Pour la Préfète de l’Orne, Françoise Tahéri, Maxime Le Jeanne décrit l’équipement de l’unité de méthanisation installée en 2011 au Gaec des Fossés à Moussonvilliers dans le Perche et agrandie en 2016.
La préfète appréhende le cycle complet de la méthanisation
Sur l’invitation de la FDSEA et de JA, Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, s’est rendue mardi 6 juillet 2021, dans l’élevage de…
Les rendements en orges sont au rendez-vous de la moisson
En date de lundi 19 juillet 2021, les organismes de collecte saluent une belle avancée dans les orges et attendent les premières…
Moisson 2021
La météo pluvieuse contrarie la collecte
Lundi 26 juillet, la collecte des orges se termine mais la pluie a stoppé l’avancement des récoltes.
Catherine Pilet-Fontaine, exploitante à Ranville, Daniel Savary, salarié et Geoffroy de Lesquen, agriculteur et vice-président de la fédération des chasseurs du Calvados.
La faune sauvage préservée grâce à la barre d’effarouchement
A Ranville, Catherine Pilet-Fontaine vient de recevoir une barre d’effarouchement, financée par la fédération des chasseurs du…
Publicité