Aller au contenu principal

Conseil départemental de la Manche : maintenir les investissements

La dernière session de l’année du Conseil départemental de la Manche s’est déroulée le 4 décembre dans l’enceinte de la collectivité. Une session dédiée aux orientations budgétaires privilégiant l’investissement et l’accompagnement des entreprises tout en prenant en compte une évolution de 10 % des bénéficiaires du RSA. Une conséquence directe de la crise sanitaire.

CD 50 SESSION DECEMBRE
C’est en présentiel que la dernière séance du conseil départemental de la Manche s’est déroulée le 4 décembre. Une présence plus adaptée pour conduire des débats.
© DR

C’est en présentiel que les conseillers départementaux se sont retrouvés pour la dernière session de l’année, dédiée prioritairement aux orientations budgétaires. « Elles se font dans un contexte financier sans doute un peu plus compliqué, un peu plus contraint que les années précédentes, plus compliqué par le fait de recettes qui progressent moins vite, et des dépenses qui évoluent », explique en préambule le président du Département, Marc Lefèvre.
Sur les recettes, il pointe la réforme de la taxe du foncier bâti (TFB), compensée par un prélèvement sur les recettes TVA mais sans prendre en compte une évolution des bases de cette TFB. « On estime à une perte d’un million d’euros », déplore le président. Sur le plan des dépenses, c’est au chapitre de l’allocation du RSA (revenu de solidarité active) que l’évolution est la plus importante. Effectivement, le nombre de bénéficiaires a d’ores et déjà augmenté les six derniers mois pour atteindre 7 790 bénéficiaires. « Pour 2021, nous estimons à une évolution de 10 %, correspondant à une enveloppe de 5 millions d’euros », note le président.

Ne pas baisser la garde

Pour autant, les conseillers départementaux veulent continuer « d’accompagner les entreprises et soutenir l’investissement à hauteur de 100 millions d’euros », insiste Marc Lefèvre. Cela se traduit par des travaux d’infrastructure et le soutien aux collectivités au travers des contrats de territoire. « On ne baisse pas la garde », martèle le président qui prévient, « l’urgence n’est pas à se désendetter mais à soutenir l’économie et les solidarités. Au cours des cinq dernières années, nous avons réduit la dette en passant de 350 à 275 millions d’euros » indique-t-il.
Du côté des infrastructures, Marc Lefèvre évoque le déploiement de la fibre numérique, les pistes cyclables mais aussi les projets routiers tel que l’aménagement de l’axe Saint-Lô-Coutances, le contournement de Cherbourg, et l’accès du Mortainais à l’A84, demandé très fortement par les entreprises notamment, au risque de les voir se délocaliser. Des investissements jugés utiles pour les habitants, pour les entreprises pour faciliter les échanges à l’intérieur du département et avec le reste du territoire.

En bref

Le pari sur l’immobilier. Les droits de mutation alloués au Département pour chaque vente immobilière, restent similaires à l’année dernière, et ce même en période de Covid-19. Pour 2020, ces droits représentent une enveloppe de 66 millions d’euros. Pour 2021, il est inscrit 60 millions d’euros au budget. « On fait le pari de l’immobilier. La crainte pour 2021 serait la diminution du nombre de bien à vendre », note l’élu.

Des vœux virtuels pour 2021. La traditionnelle cérémonie des vœux du Département n’aura pas lieu dans le format habituel en raison de la crise sanitaire. « J’exprimerai mes vœux par vidéo. Ils se voudront quand même le plus réel possible malgré tout », note le président. Un exercice particulier puisque il s’agira de sa dernière cérémonie, ayant décidé de ne pas se représenter l’année prochaine.

Report des élections. 2021 devrait être l’année du renouvellement du conseil départemental. Prévues en mars, ces élections pourraient être reportées de quelques semaines pour se dérouler en juin. « Je n’étais pas favorable à ce report. Mais il faut faire preuve de bon sens. Pour qu’une campagne puisse se faire le plus démocratiquement possible et que l’expression des candidats puisse être entendue par les concitoyens, il fallait attendre des moments plus propices », confie Marc Lefèvre.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Fin septembre, une étape importante a été franchie : "Les deux conseils d'administration ont approuvé le projet de traité de fusion 
Fusion Agrial-Terrena : on entre dans la dernière ligne droite
Après un an de travail, le projet de traité de fusion d'Agrial et de Terrena a été validé par les deux conseils d'administration.
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
Publicité