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Le conseil fera la différence
Contrôle Laitier ? Toujours indispensable

Le marché du lait se réveille. Produire plus ? Oui mais en optimisant l’atelier et en prenant en compte chaque paramètre.

Laurent Hédou, “nous répondons à la demande des éleveurs en mettant en place 150 formules d’intervention”.
Laurent Hédou, “nous répondons à la demande des éleveurs en mettant en place 150 formules d’intervention”.
© E.C.
Laurent Hédou, directeur de production au Contrôle Laitier de la Manche, ne fait pas dans la langue de bois. “Depuis l’annonce de droits suplémentaires cet été, nous avons décidé de réagir dans l’intérêt de nos adhérents. En l’occurrence un plan d’action se traduisant par une carte de service adaptée aux élevages et aux objectifs des producteurs”. 150 formules En clair, le CL 50 ne propose pas moins de 150 formules possibles dans le conseil. “Rendez-vous annuel pour mesurer les performances du troupeau, passages réguliers permettant en 8 ou 11 fois d’analyser les résultats individuels, visites d’approfondissemnt sur les objectifs techniques ou encore optimisation du système d’exploitation, nous répondons à la demande et même au-delà avec des options techniques, technico-économiquees, réglementaires, bâtiments, etc...” Cerise sur le gâteau, “des services complémentaires avec la Chambre d’Agriculture sont également présentés aux éleveurs sur l’étude de projet, l’organisation du travail, la stratégie d’entreprise, le fonctionnement des sociétés ou des groupes”. Conseils ? Incontournables Au-delà du conseil, qui aujourd’hui est incontournable pour produire plus et mieux, le CL 50, lors de ses deux réunions d’Isigny le Buat et Sainte-Mère Église, a mis l’accent sur quelques principes élémentaires. Tout d’abord, maximiser la ration de base, en effet 2007 est une année où l’on constate un taux de matière sèche inférieur à 30%, ceci pénalise l’ingestion. Et Laurent Hédou d’enfoncer le clou, “pour produire plus par vache, il faut distribuer du fourrage à volonté, repousser ce fourrage à l’auge 1 à 2 fois par jour, respecter les transitions alimentaires (entre les 2 maïs, appliquer une transition de 2 semaines), enfin mettre à disposition des aliments fibreux de qualité pour favoriser le bon fonctionnement du métabolisme : plus de 1 kg de matière sèche ingérée, c’est 1 kg de lait et 0,5 kg de TP en plus”. Achat ou optimisation La question que se pose tous les producteurs est simple mais cruciale dans la réponse : optimiser la production par vache ou acheter des vaches en lait ? Ces dernières se font rares, l’investissement ne sera rentable si, et seulement si, 1,5 lactation est réalisé. “Pour l’optimisation de la production par animal, l’intérêt économique dépend de la réponse aux concentrés. Si on produit 1 kilo de lait par kilo de concentré suplémentaire, économiquement c’est rentable”. Autre piste, toujours développé par le CL 50, l’adaptation des plans d’allaitement des veaux d’élevage. “Il est fortement conseillé de raisonner les quantités de lait distribuées aux veaux : objectif 400 kilos maximum de lait entier en appliquant un seul repas par jour à partir d’un mois d’âge avec du foin ou de la paille à volonté, de l’eau et du concentré”. Quant à la réduction de la durée de tarrissement, après analyse du sujet, le CL déconseille de pratiquer cette méthode de réduction à moins de 45 jours. “On observe en effet de 300 à 350 kg de lait en moins sur la lactation suivante, un risque de taux leucocytaires qui va s’accroître, des risques de résidus de traitements. Néanmoins, on observe une augmentation du TB et du TP de +1,3 g/kg”.
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