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Coopérative Isigny-Sainte-Mère : Miser sur la qualité et l’excellence

De nombreux indicateurs sont au vert au sein de la coopérative Isigny-Sainte-Mère, tant au niveau de la collecte, l’export que la qualité. Et dans son développement, la coopérative veut emmener ses producteurs vers l’excellence pour toujours se différencier.

© SB

lll Avec 246 millions de litres collectés en 2016, l’activité est restée soutenue pour la coopérative d’Isigny-Sainte-Mère. Et elle ne compte pas s’arrête là. Pour l’année 2017, « le conseil d’administration propose une majoration de 5 % de la référence mensuelle déjà accordée en 2016, soit 126 % de la dernière référence France Agrimer 2014-2015, » indique le président, Arnaud Fossey. Une activité qui réjouit également le directeur général, Daniel Delahaye. « C’est la plus forte collecte de la Coopérative. Elle ne craint pas les quotas. Mais on est dans un monde qui bouge. Cela est passionnant, mais parfois incertain, » souligne-t-il. Il fait écho au Brexit ou aux Etats-Unis. Pour le moment, les conséquences ne sont pas connues. « On risque d’avoir des taxes, » indique le directeur général.

Etre les meilleurs
Alors la coopérative tente toujours de faire plus et mieux. La Coopérative souhaite atteindre 60 % de son chiffre d’affaires à l’export en 2017. Et pour cela, les responsables misent sur la qualité et l’excellence. « On veut pouvoir se différencier pour continuer à être présent sur le marché. Il faut qu’on soit les meilleurs. Il ne suffit pas de rouler vite, mais bien. Nos trois mots d’ordre, c’est qualité, qualité et qualité. On joue toujours sur la qualité, » assure-t-il. Les médailles décrochées en Grande-Bretagne, en Espagne ou encore au concours général agricole de Paris en sont la preuve. « Chez nous, il n’y a pas un kg de matière grasse de perdu. On a plutôt un déficit chronique ». Les indices sont donc positifs, et la matière grasse est porteuse.

Flambée des poudres infantiles
Avec une augmentation de la commercialisation du beurre, de la crème, mais surtout de la poudre infantile, la coopérative veut poursuivre ses investissements. « En poudres infantiles, la montée en puissance de notre nouvelle usine s’est poursuivie grâce à une politique commerciale redéfinie, à la mise en place d’une organisation ad-hoc et des moyens humains nécessaires,» souligne Arnaud Fossey. Et ce n’est pas fini parce Daniel Delahaye affiche clairement que la production de poudres infantiles devrait connaître un nouveau bond l’année prochaine, de 30 %. Toutefois, il reste prudent parce que la réglementation change au 1er janvier 2018, ce qui va obliger la coopérative à travailler avec Biostime. « L’excellence chez nous n’est pas la même que chez vous. Ce n’est pas suffisant, » persiste le directeur général envers Fei Luo, administrateur associé pour le compte de Biostime Pharma.

Doubler le bio
Pour répondre à cette évolution, Isigny Sainte Mère prévoit de doubler la collecte bio d’ici 2018. « La demande est forte. Certes, on ne peut pas tous devenir bio, mais on peut cohabiter avec le conventionnel,» explique le directeur général. La commercialisation évolue aussi avec la proximité, et le e-commerce. « Il faut vivre avec son temps. Aujourd’hui, le concept de l’hypermarché n’est plus aussi porteur parce qu’il est trop grand, trop loin des centres de consommation, » assure Daniel Delahaye.

310 €/1 000 l
Pour les producteurs, ces signaux positifs devraient inspirer confiance. Ils l’ont exprimée lors de l’assemblée générale. Pour autant, le directeur reconnaît que le prix du lait ne sera pas euphorique. Pour le moment, deux indicateurs ont permis de faire évoluer le prix du lait à la hausse au cours du deuxième semestre : la valorisation de la matière grasse et la baisse de la production laitière mondiale. C’est pour ces raisons que le Conseil d’administration a pu « proposer un prix d’acompte à 310 €/ 1000 l durant les six derniers mois de l’année, soit une valorisation dans la fourchette haute régionale, » souligne le président, Arnaud Fossey. « Il n’en reste pas moins que les importants stocks d’intervention de lait écrémé et une demande mondiale faible dans ce type de produits risquent de freiner la progression des prix du lait dans un avenir proche, » concède-t-il.
Encore une fois, aux yeux de Daniel Delahaye, « c’est la matière grasse qui fera le prix du lait ».

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