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Groupement bovins
Copelveau n'a pas les deux pieds dans le même sabot

A Copelveau, le seul groupement bovins encore basé dans la Manche, on se démène pour les producteurs. Lors de l'assemblée générale, se déroulant mercredi à Gavray, Philippe Dolley, président de la structure, a mis en exergue "37 000 têtes commercialisés. Nous représentons 25% de l'activité manchoise en JB et 8% en gros bovins". La force de Copelveau ? Avoir passer une partie de de sa production dans des filières de qualité comme FQRN, Label Blond d'Aquitaine, Boeufs de Nos Régions et dernièrement Hebdopack. Reste que les dirigeants du groupement tapent du poing sur la table, "il est inadmissible que les éleveurs allaitants, qui ont la partie la plus ingrate de la filière bovine, soient soumis au "presse citron" de la grande distribution".

Philippe Dolley (au centre), président du groupement Copelveau, "attention à l'augmentation des coûts de production. L'avenir de la production de viande bovine passe par l'autonomie alimentaire et l'optimisation sur la qualité et la quantité des fourrages produits".
Philippe Dolley (au centre), président du groupement Copelveau, "attention à l'augmentation des coûts de production. L'avenir de la production de viande bovine passe par l'autonomie alimentaire et l'optimisation sur la qualité et la quantité des fourrages produits".
© ec

La situation de la viande bovine en 2010 a été marquée par de grosses variations de prix. A Copelveau, on met aussi en cause les industriels, "ils ne jouent pas troujours le jeu. Sur l'année dernière, le revenu moyen disponible pour prélèvements privés et autofinancement serait de 7900 euros par exploitation. C'est de la mendicité!" Et de conclure, "face à cette situation, c'est l'ensemble de la filière qui doit réagir (à quoi bon maintenir un couplage à 170 euros par tête, si l'on ne peut même faire vivre un paysan ?"


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