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Protéagineux
Coup de chaud, Aphanomyces, gel : des réponses existent

Coup de chaud, Aphanomyces, gel : des réponses existent. Les équipes Arvalis-Unip-Fnams, en collaboration avec des Chambres d’agriculture et des coopératives, mettent en place des essais et parcelles avec des agriculteurs pour adapter et sécuriser la conduite des protéagineux et maintenir ces légumineuses dans les choix des cultures possibles pour les producteurs. Que ce soit à travers les différentes espèces, pois, féverole et lupins, ou à travers les types disponibles, printemps et hiver, les options diffèrent suivant les régions.

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© C. Gloria

Du pois pour diversifier et maîtriser le désherbage des rotations courtes
Les rotations courtes de type colza-blé-(blé)-orge voire aussi tournesol-blé-blé peuvent conduire à des évolutions de flore qui rendent le désherbage plus délicat et surtout plus coûteux et au développement de résistances. “La tactique est simple, ne pas laisser aux adventices le temps de s’adapter. Pour cela, il faut élaborer une stratégie et varier les angles d’attaque, en associant les moyens agronomiques et herbicides” rappelle à ce propos un fabricant de produits phytosanitaires dans sa communication. Intégrer un pois de printemps, ou un pois d’hiver, est une solution agronomique pour mieux maîtriser les populations de mauvaises herbes.

Stabiliser les rendements grâce aux semis précoces et aux semis d’automne
Avancer la floraison, en avançant les dates de semis lorsque les conditions de sol et de climat l’autorisent, permet de réduire les risques de déficit hydrique et de coup de chaud de fin de cycle. Cela permet aussi d’avancer la date de récolte par rapport au blé et au colza. Ainsi, en Midi-Pyrénées, de plus en plus d’agricul-teurs sèment du pois de printemps à partir du 10 décembre. Comparés à des semis de février-mars, ces semis réduisent de 40 % les risques de déficit hydrique sévère et permettent d’obtenir des rendements nettement supérieurs. Pour les sols qui ne permettent pas de semer en décembre ou dans les régions du Centre, du Nord et de l’Est aux hivers plus marqués, le pois d’hiver constitue une autre alternative pour stabiliser les rendements. Les risques liés au froid et aux maladies sont limités si les préconisations de choix variétal, de profondeur de semis et de protection phytosanitaire sont respectées.

Pois et féverole de printemps : de bons potentiels dans les terres profondes
Comme le pois, la féverole de printemps s’adapte très bien aux sols profonds de la moitié Nord France. De plus, elle n’est pas sensible à Aphanomyces, maladie racinaire du pois. Le développement récent des surfaces de féverole a permis à la France de se positionner comme premier exportateur en qualité alimentation humaine vers l’Egypte. Mis en place par Arvalis-Unip-Fnams, un outil pour réussir la lutte contre la bruche, principal ravageur de la féverole, et maîtriser la qualité est disponible via les organismes collecteurs et les Chambres d’agriculture. La possibilité d’alterner féverole de printemps et pois devant les blés permet de bénéficier des atouts des protéagineux et de limiter les problèmes agronomiques en espaçant 2 pois ou 2 féveroles de 6 ans et plus sur une même parcelle.

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