Aller au contenu principal

Nicolas Cotterau
Course à l’installation : un travail foncier

Nicolas Cotterau, 26 ans, s’est installé en deux temps. D’abord pluriactif, il a finalement trouvé suffisamment de terres pour s’installer avec son père. A défaut de louer, le jeune agriculteur a pu acheter.

© VM
Nicolas Cottereau est installé avec son père. Ils cultivent ensemble sur 182 hectares. Avant de devenir agriculteur, Nicolas s’est montré patient. “En 2008, j’ai repris les terres du grand-père, exploitées par mon oncle. Mais ces 25 hectares ne suffisaient pas à m’installer. J’étais donc double actif. J’ai continuer à travailler dans une entreprise de travaux agricoles, en cherchant des terres”.

Acheter à défaut de louer
Le jeune agriculteur trouvera finalement son bonheur via la Safer. “J’avais fait une demande. 18 hectares ont finalement été trouvés. En revanche, j’ai été obligé d’acheter. Même si en tant que jeune agriculteur, je préférais louer. Heureusement que mon père disposait déjà du matériel. Dans mon cas, quelqu’un qui ne dispose pas de soutien familial, ne pourrait pas s’installer. C’est dommage”, souligne le jeune agriculteur. En moyenne, il a déboursé 5 000 € par hectare. “Nous sommes pourtant sur des petites terres calcaires”.  L’année dernière, le rendement blé n’a pas dépassé les 45 qx. Dans ce contexte, le jeune agriculteur avoue rechercher encore quelques terres. “Si c’est possible, 20 hectares supplémentaires sécuriseraient notre revenu. Ici, 200 hectares à deux n’ont rien d’énorme”. Sur ses terres légères, sa moisson se révèle pourtant bonne. Mais l’année est exceptionnelle. “En colza nous sortons 30 quintaux, en orge 80 quintaux et en blé 85 quintaux. C’est très bon. Par rapport aux deux dernières moissons, les résultats ont doublé. Les années pluvieuses nous favorisent. J’ai passé trois fongicides et je ne regrette pas. Atlas, le logiciel d’Agrial, en conseillait même quatre. Notre agriculture est déjà raisonnée. La perspective de réduction de 50 % des phytosanitaires m’inquiète quand même. Une année comme celle-ci, sans traitements, les décrochages sont importants”.

Une PAC favorable
L’avenir de son exploitation passe aussi par la réforme de la PAC. Nicolas et son père ont anticipé et demandé des simulations. Le verdict s’annonce assez encourageant. “Selon les scénarios, nous ne devrions pas être pas être perdants. Les DPU n’étaient pas calculés avec les vaches allaitantes et nous devrions gagner des références en herbe”. Nicolas Cotterau, qui a toujours souhaité devenir agriculteur, ne regrette pas son choix. L’avenir, il l’envisage avec confiance. “L’agriculture a toujours su s’adapter”.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
"Parsème est l'exemple même de projet qui participe à montrer que nos campagnes œuvrent au dynamisme et à l'innovation", déclare Philippe Blaise, maire de Lingèvres, saluant "le parcours entrepreneurial de Victoria".
Les curieux se pressent à l'inauguration de Parsème en Normandie
Installée à Lingèvres, Victoria Briend a présenté son projet d'ampleur : Parsème. Jeudi 28 mai 2026, elle a convié…
Publicité