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Couverts végétaux : une plateforme de vingt-trois essais

Mercredi 3 octobre, aux Moutiers-en-Auge, le Groupement d’intérêt économique et environnemental d’Argentan, Agriculture sol vivant, a présenté les essais de couverts végétaux implantés chez Damien Pluet.

© JP

lll Le Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) Agriculture sol vivant d’Argentan est né en 2016. Dix agriculteurs en sont membres. Mercredi 3 octobre, ils ont présenté les premiers résultats obtenus sur les essais de 23 couverts végétaux, menés chez Damien Pluet. Cette première plateforme se situe aux Moutiers-en-Auge. « Nous semons des couverts pour occuper le sol, le structurer et améliorer sa fertilité. L’objectif étant, en agriculture de conservation, de diminuer le travail du sol. Nous avons testé des couverts en pur et associés, pour voir comment les variétés et les espèces et les variétés se comportent », informe Damien Pluet. Une classe de BTS productions végétales du Robillard a passé les couverts à l’étuve pour déterminer la quantité de matière sèche et de biomasse.

Ce qu’il faut retenir
Semences de France et Jouffray Drillaud, avec l’aide d’Appro vert, ont fourni des semences pour les essais. Le précédent de la parcelle est de l’orge, les couverts ont été semés le 21 juillet. « On peut retenir que l’on a une différence importante entre les variétés. Les trèfles d’Alexandrie se comportent bien et présentent une forte biomasse avec un rendement de 4 t/ha de matière sèche », dit Damien Pluet. Il poursuit : « la biomasse est plus importante dans les mélanges. C’est le cas pour un mélange que nous avons créé : 1 kg de moutarde Abyssinie ; 2kg de trèfle d’Alexandrie ; 8 kg de vesce ; 5 kg de lin et 1,6 kg de phacélie ». Le lycée Robillard a également réalisé la méthode Merci pour évaluer les restitutions en NPK d’un couvert (lire tableau).

Du colza et des compagnes
En parallèle des essais de couverts végétaux et sur la même plateforme, le GIEE a semé du colza, sans insecticide, mais avec des plantes compagnes. « Le précédent est le même, de l’orge. Nous avons apporté du fumier le 14 juillet. Nous avons fait deux passages de disques pour gérer les repousses d’orge. » Le colza et ses plantes compagnes ont été semés le 9 août, « relativement tôt pour diminuer la pression des insectes ».

Pour accompagner le colza donc : un mélange trèfle d’Alexandrie - vesce comme plante compagne d’automne ; ou des plantes compagnes pérennes à garder plusieurs années comme la luzerne ou le trèfle blanc nain. « La luzerne pousse avec le colza et se développe après la récolte du colza. Elle devient alors un beau couvert de légumineuses qui capte l’azote. Attention au printemps, période à laquelle elle peut faire concurrence au colza. Il faudra dans ce cas peut-être la calmer avec un herbicide », avance Damien Pluet. Le cultivateur explique aussi que le trèfle blanc nain colonise le sol en hiver, puis il « explose quand il voit le jour. Le trèfle est en revanche plus dur à implanter que la luzerne ».

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