Aller au contenu principal

Environnement
Couvrir ses sols pour l’hiver

En zone vulnérable, la couverture complète des sols est prévue pour l’hiver 2012/2013. Les ensilages de maïs démarrant tôt cette année, c’est l’occasion de semer des couverts dans de bonnes conditions, en choisissant de préférence des graminées.

Ce qui change avec la nouvelle Directive Nitrates
Un nouvel arrêté départemental a été signé cet été pour les zones vulnérables. En ce qui concerne la couverture des sols en hiver, il y a deux principaux changements :
- l’obligation devient individuelle (chaque exploitation doit la respecter) ;
- l’objectif est d’atteindre 100 % des sols couverts au cours de l’hiver 2012/2013.
Pour cela, des étapes sont prévues (voir tableau 1).
La couverture à 100 % qui était déjà obligatoire en zone d’actions complémentaires est maintenue.
Les dates d’implantation et de destruction ne changent pas : le semis après céréales doit être fait avant le 15 septembre, et la destruction avant maïs après le 1er février. Après un maïs grain, il est possible de broyer les cannes et de les enfouir sans semer de couvert. Après un maïs ensilage, le semis d’un couvert est obligatoire.
En zone d’actions complémentaires, la destruction est obligatoirement mécanique. Ailleurs, elle reste conseillée, mais il est possible de détruire chimiquement après le 15 février si le couvert est semé depuis plus de 4 mois et demi.

A partir du 15 septembre, optez pour des graminées
Le choix du couvert est à adapter en fonction de ses objectifs, de sa rotation, et du matériel disponible sur l’exploitation.
Le couvert le plus économique est la moutarde. Elle se sème très facilement à la volée avec un semoir de type Delimbe monté sur un déchaumeur. La dose de semis est d’environ 8 à 10 kg/ha pour un coût de semence de 25 à 30 € HT de l’hectare. Elle est déconseillée dans les rotations avec du colza. En cas de fort développement, un broyage est nécessaire avant de l’enfouir. A partir du 15 septembre, son développement est aléatoire : il ne sera satisfaisant que si l’automne est doux.
Par contre, les graminées comme l’avoine d’hiver, l’avoine diploïde, le ray-grass, le seigle conviennent parfaitement à des semis actuels, et jusqu’à la mi-octobre (voir tableau 2).
Des mélanges sont également possibles, à réaliser soi-même ou à acheter  prêt à l’emploi : avoine/seigle, avoine/moutarde, ray-grass/trèfle incarnat… les possibilités sont très variées. L’intérêt des mélanges est de limiter le risque d’échec : si une des espèces se développe mal, ce sont les autres qui compensent. Par ailleurs, les plantes associées se développent souvent mieux que lorsqu’elles sont seules : il y a un effet de synergie.
Article réalisé avec l’appui
du FEADER Basse-Normandie
Nathalie POISSON
Chambre d'Agriculture de la Manche
npoisson@manche.chambagri.fr
www.manche.chambagri.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Fin septembre, une étape importante a été franchie : "Les deux conseils d'administration ont approuvé le projet de traité de fusion 
Fusion Agrial-Terrena : on entre dans la dernière ligne droite
Après un an de travail, le projet de traité de fusion d'Agrial et de Terrena a été validé par les deux conseils d'administration.
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
Publicité