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Viticulture
[EN VIDEO] Culture de la vigne : petits moyens, tout à la main

À l’hiver 2021-2022, 900 pieds de vigne ont été plantés dans le Calvados par Stéphane Angé et moi-même, Ludivine Angé, journaliste de la rédaction. La difficulté ? S’équiper en fourniture et outillage.

Planter, tasser et arroser. Ces gestes, je les ai réalisés des centaines de fois, en famille, à l’hiver 2021-2022, sur deux parcelles de 1 000 m2 à Ver-sur- Mer, dans le Calvados. L’objet de mon attention ? 900 pieds de vigne et deux cépages : Abouriou et Merlot, pour leur goût et pour leur adaptabilité au sol. Pour ce qui est de faire les trous à la barre à mine, j’étais accompagnée par mon père, fils d’agriculteurs du Pays d’Auge, à l’initiative de ce projet, en tant qu’amateur. N-2 avant, peut- être, la première récolte.

Une étude de sol

À quelques encablures de la mer, le sol argilocalcaire, analysé en amont de la plantation, est idéal pour les deux cépages qui peuvent être vinifiés seuls ou assemblés. À la végétation courte, ils s’adaptent donc plus facilement au climat normand. Sur 900 pieds, une trentaine n’a pas survécu à la canicule de l’été dernier. Et tandis que la nature fait son œuvre, il est temps pour nous de palisser la vigne. Une technique qui consiste à attacher les pieds de vigne sur les fils pour les maintenir et ainsi avoir une bonne aération et un meilleur ensoleillement. En Normandie, peu d’outils et pas de fournitures. Place donc au plan B.

Quatre matériaux sont nécessaires au palissage. Les piquets releveurs, les amarres, le fil et les piquets pour le maintenir. Un seul est trouvable en Normandie : le piquet releveur en bois. On en trouve dans tous les magasins spécialisés en clôtures. Mais pour des amarres et des bobines de fil de 850 m en Normandie, la tâche est plus rude. Nous n’avons trouvé que des bobines de 150 à 200 m seulement et des amarres, impossible. Nous nous sommes donc tour- nés vers un fournisseur bergeracois, en Dordogne.

4 km de fil

Dans le Bordelais, où nous nous sommes fournis en pieds, les piquets releveurs en bois - disposés aux extrémités de chaque rang, ils viennent apporter un soutien au fil relié aux amarres - sont enfoncés à froid. À défaut de mini-pelle, nous avons tout enfoncé à la masse. Les amarres - soutiens du fil - ont été enfoncées à l’aide d’une barre modifiée par mon père et une masse, à défaut, là aussi, d’une mini-pelle.

Les piquets releveurs, les amarres et les piquets de vigne - soutiens du fil - installés, nous n’avons plus qu’à dérouler le fil en acier. Nous montons les pieds à 1,70 de haut - à la Bordelaise - nous avons donc besoin de trois niveaux de fil dont un double, soit 4 km linéaires. Pour ce qui est de l’entretien de la vigne : une binette et, bientôt, un MFV 30 de 1957, récupéré dans le Muscadet. Il sera suivi d’un gyrobroyeur de maraîchage -1,50 m de large.

En chiffres
2 parcelles de 1 000 m2 chacune
900 pieds
2 cépages
1 km de vignes linéaires 4 km de fil linéaire
1 piquet tous les 5 m.
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