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Entraide
Cuma : énergie et économie

Le financement et les aides pour les Cuma seront des thèmes de la prochaine assemblée générale. Illustration avec la Cuma de Castillon-en-Auge. Le groupe d’agriculteurs s’est étoffé et n’oublie pas les aides potentielles.

La Cuma de Castillon-en-Auge s’est développée avec l’acquisition d’un deuxième épandeur. Coût pour les adhérents : 4,5 € le voyage.
La Cuma de Castillon-en-Auge s’est développée avec l’acquisition d’un deuxième épandeur. Coût pour les adhérents : 4,5 € le voyage.
© V.M.

Plan végétal environnement, prêt bonifié Cuma, aides du Conseil général, régional ou de l’Etat : pour assurer le développement des Cuma des solutions existent. En 2006, les Cuma du Calvados ont investi 1,7 million d’euros. En 2007, ce chiffre atteint 2,3 millions d’euros. Les matériels aidés représentent 10 % de ces achats. Balayeuse et broyeur d’équipement bénéficient donc d’une subvention de 20 % du Conseil général. “Certaines aides permettent de mener une réflexion sur de nouveaux sujets”, note Etienne Fels animateur de la Fdcuma. La Cuma de Castillon a acquis une herse rotative en 94 et un tracteur en 95. Cette activité a permis de redynamiser le groupe avec l’acquisition d’une charrue et d’épandeurs.

Une dessileuse-automotrice
en réflexion
Nous avons doublé certains outils pour accueillir de nouveaux adhérents”, explique Didier Morin, président de la Cuma. Les agriculteurs du groupe mènent d’autres réflexions. A commencer par une dessileuse-automotrice. Et là, les éventuelles aides sont à intégrer au projet. “Ce type d’engin est susceptible de bénéficier d’un prêt à taux réduit de 2,45 %. Pour 70 000 euros sur 7 ans, cela représente une économie de 5700 euros. Donc un investissement de 110 000 euros dans une dessileuse-automotrice mérite le calcul”. Le projet pourrait permettre l’embauche d’un salarié sur la cuma. La conduite du nouvel engin représenterait déjà un mi-temps. Quatre personnes sont actuellement intéressées. “Pour ce type d’outil, le circuit ne doit pas excéder 25 à 30 km. Là, nous sommes sur une boucle de 12 km. C’est l’idéal”, souligne Didier Morin. Pour peaufiner le projet, ce petit groupe d’agriculteurs participera donc à une formation avec le Contrôle Laitier, le Centre d’Economie Rurale et la Fdcuma. Histoire de faire le tour des questions techniques et économiques.

Une charte pour accueillir
les jeunes agriculteurs
Autre sujet abordé lors de l’assemblée générale : l’accueil de nouveaux installés. A la cuma de Castillon-en-Auge, le plus jeune adhérent a 23 ans. Mais pour eux la question du renouvellement des agriculteurs au sein du groupe ne se pose pas encore. “Il faudra cependant y réfléchir un jour”, glisse le président. Et la nouvelle charte Cuma jeune installé est une piste. Elle prévoit une aide du Conseil général pour l’acquisition de toutes les parts sociales dès la première année. De son côté, la cuma s’engage à baisser sa facturation en destination du jeune de 30 à 100 %. Le jeune prend ainsi connaissance de la culture cuma basée sur l’entraide. “C’est une  véritable notion d’engagement réciproque. Derrière la charte, nous inscrivons aussi les éléments du quotidien. Nous devons aller au devant des jeunes alors que nous avons tendance à les attendre”, insiste Séverine Grandval, secrétaire de la Fdcuma. Les coûts de mécanisation restent aussi des facteurs de motivation. A titre d’exemple : le voyage de l’épandeur à fumier est facturé 4,80 euros. Selon Didier Morin : “Ces tarifs en ont séduit certains”.


V.M.

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