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VIDEO. CUMA : un autre partage du matériel avec Facebook

En Ille-et-Vilaine, la cuma la Fourragère a ses adhérents, mais compte aussi ses fans. À l’initiative de deux salariés, le groupe s’est mis sur Facebook. Plus de 3 000 personnes aiment leur page et suivent régulièrement leur actualité.

Frédéric Pavy, salarié, est à l’origine de la création de la page Facebook de la cuma : « un moyen simple, gratuit pour communiquer et montrer notre dynamisme. »
Frédéric Pavy, salarié, est à l’origine de la création de la page Facebook de la cuma : « un moyen simple, gratuit pour communiquer et montrer notre dynamisme. »
© vm

Basée à Martigné-Ferchaud (35), la Cuma la Fourragère a bien évolué en cinquante-sept ans d’existence. L’activité a débuté avec l’ensilage. Aujourd’hui, la cuma compte cinq salariés permanents, un apprenti et un saisonnier. Elle propose des prestations intégrales pour toutes les activités de récolte, de semis, de transport et d’épandage. 

Communiquer sur une passion et un métier
Cette vitalité est désormais communiquée sur internet. Depuis trois ans, une page est ouverte sur Facebook. À l’origine de cette initiative : Frédéric Pavy. L’homme travaille ici depuis douze ans. Il est aujourd’hui le responsable de la Cuma.  « À titre personnel, j’avais un compte. C’est le cas de tous les salariés de la cuma. Facebook est un moyen facile et gratuit de toucher le plus de monde possible pour faire parler de nous. On voyait aussi les ETA qui commencent à bien utiliser le réseau social. Nous avons donc dit : on y va. »
Ils sont deux salariés à alimenter le compte. Passionnés par le matériel agricole, ils n’ont pas eu à se forcer. L’actualisation de la page n’est pas vécue comme une contrainte. « C’est   toujours intéressant de parler de notre métier », précise Frédéric Pavy.

Le succès des vidéos
sur Facebook
La page est alimentée régulièrement. Les sujets sont multiples : travaux de saisons, nouvelles machines ou barbecue de la CUMA. Frédéric retrace le quotidien du groupe, armé de son smartphone. «Clairement, les vidéos marchent le mieux. C’est beaucoup plus parlant. Quand on filme des nouveautés, on provoque le débat. En règle générale, le gros matériel attire encore davantage. Il faut des vidéos qui claquent, qui en jettent. » Dernier exemple en date, Frédéric a communiqué sur le test mené par Karnott. La cuma a également rencontré un certain succès en postant des images de son enrubanneuse Kuhn FBP 3135 avec liage plastique. Ce modèle de présérie est le seul à tourner en France. « Sur un chantier, on prend une vidéo.  C’est très simple avec le portable. Puis, on les poste le soir ». La vidéo de l’enrubanneuse  a ainsi été vue plus de 1200 fois. La machine fait parler. Le dialogue se noue parfois, notamment lorsqu’un internaute demande le nombre de bottes réalisées par les deux bobines. La cuma prend alors le temps de répondre. « C’est intéressant d’échanger ». Les deux salariés, qui gèrent la page, ne divulguent cependant pas toutes les informations. « Nous restons assez vagues. Nous ne rentrons pas dans les chiffres. Tant que les sujets ne sont pas polémiques, les agriculteurs responsables de la cuma sont satisfaits. Ils nous font confiance. » D’ailleurs, la page de la Cuma se révèle intergénérationnelle. Outre les agriculteurs, leurs progénitures suiventt aussi les aventures de la Cuma la Fourragère. 

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