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Élections Chambre d'agriculture 2025
Dans l'Orne, ensemble, votons le bon sens !

Les élections des représentants de la Chambre d'agriculture de l'Orne débutent en ce mois de janvier 2025. La FDSEA et les Jeunes agriculteurs de l'Orne avaient présenté leur liste commune, vendredi 13 décembre 2024, sur l'exploitation de Damien Louvel, éleveur de bovins viande.

Guillaume Larchevêque,

Vice-président sortant de la Chambre d'agriculture de l'Orne.

"Nous avons bâti un projet pour accompagner toutes les agricultrices et tous les agriculteurs de l'Orne. Que vous soyez

éleveurs, polyculteurs, producteurs spécialisés, céréaliers, c'est vous notre force : sympathisants, adhérents, notre rôle c'est

d'agir. Nous sommes tous différents, mais nous sommes tous IMPORTANTS !

Avec nos valeurs de détermination, de solidarité, d'entraide, nous voulons être acteurs de notre avenir. Nous continuerons

à être présents par notre disponibilité et notre proximité avec le terrain. Nous incarnons le sens de la responsabilité sans complaisance, ni défiance mal placée. À l'heure où d'autres parlent de dégagisme, de renverser la

table, ce qui ne constitue pas un projet en soi pour l'agriculture ornaise, nous, nous continuons à travailler et porter en profondeur l'intégralité des dossiers. Nos ambitions sont d'avoir du revenu dans nos exploitations, de soulever les verrous administratifs pour faciliter le quotidien de tous les paysans, de continuer à former les agriculteurs pour

répondre aux différents enjeux : climatiques, sanitaires, entrepreneuriaux, de management salarial.

Nous avons besoin de communiquer positivement au travers de nos comices, nos salons, pour attirer des futurs agriculteurs,

pour pérenniser le renouvellement des générations et le maintien des activités économiques autour de l'agriculture.

Le collectif que nous représentons est constitué de femmes et d'hommes qui s'engagent pour notre agriculture avec dignité,

et qui portent le goût d'entreprendre avec modernité au cœur de nos territoires vivants et dynamiques !

Alors VOTONS LE BON SENS ! VOTEZ et faites VOTER."

 

Nicolas Tison,

éleveur, candidat

" L'agriculture se doit d'être rémunératrice pour assurer demain la souveraineté alimentaire de notre pays et aussi le renouvellement

des générations. Il n'y aura pas d'agriculture durable si l'agriculture ne rémunère pas ses agriculteurs. Pour cela plusieurs leviers : faire appliquer et faire respecter la loi Egalim. Si les différentes lois Egalim nous paraissent encore insuffisantes dans leurs efficacités, il est essentiel de continuer le lobbying poli- tique pour que nos coûts de production soient

pris en compte et que les lois Egalim soient respectées de tous ; renforcer le rôle des organisations de producteurs ; adapter les filières à la consommation ou la consommation aux filières, une filière n'est durable que

si les consommateurs sont au rendez-vous ; mettre en avant l'origine France ; redonner de la valeur ajoutée aux produits sous signe de qualité en développant une contractualisation sociale et économique avec la société ; défendre les clauses miroirs pour ne pas affaiblir nos fi lières par une concurrence déloyale. Il nous faut aussi sécuriser nos activités agricoles aux différents risques : climatiques accentués par le réchauffement en développant la résilience de nos systèmes et en développant des outils d'accompagnement aux risques climatiques ; les risques sanitaires en développant l'accompagnement et la solidarité pour les filières impactées ; le risque social en continuant son accompagnement (Réagir) ; agir aussi sur le besoin de main-d'œuvre de nos exploitations en favorisant les structures de remplacement ou d'emploi partagé et développer l'attractivité de nos métiers. Le manque de main-d’œuvre peut aussi être un risque aujourd'hui."

 

Laurence Lubrun,

éleveuse, candidate

"Le bon sens paysan, c'est une agriculture qui privilégie l'équilibre entre les pratiques

agricoles et la préservation de l'environnement, tout en assurant la rentabilité et la viabilité des exploitations. L'intégration des

savoir-faire traditionnels et modernes pour favoriser les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et économiquement viable. Pour cela, il faut s'engager, voter ! Être dans les instances décisionnelles pour ne pas voir d'aberrations arriver et voir

des décisions prises par des technocrates, sans valoriser la réalité du terrain. Il faut que le monde agricole soit présent, la technocratie ne doit pas décider pour nous. Il faut faire valoir la voix du monde agricole. C'est important de sortir de son exploitation, aussi pour porter la voix du monde agricole. Nous prônons la formation aussi pour s'informer, débattre avec les autres stagiaires,

communiquer. Le bon sens passe aussi dans la préparation à l'avenir, la cession de son exploitation. Je conseille d'ailleurs aux futurs retraités de préparer leur départ dix ans à l'avance. Cela pour laisser un outil de travail viable, moderniser la ferme s'il le faut et se préparer à voir son exploitation gérée d'une autre manière. Le bon sens passe aussi par l'équilibre avec le

grand public. La communication est à poursuivre pour éviter les jugements de valeur. La communication prend du temps, surtout

dans nos métiers, mais elle est importante. Profitons aussi de la jeunesse, à l'aise sur les réseaux, pour dialoguer, faire passer des

messages."

 

Chloé Pilouer,

éleveuse, candidate

" L'agriculture est un domaine performant, à la pointe de la technologie. Il faut s'en servir pour améliorer notre quotidien, que ce soit en salle de traite ou aux champs mais aussi dans nos techniques. Conjuguer les nouvelles technologies aux conditions de travail, c'est un bon moyen de faciliter le quotidien et d'économiser la santé. Il faut accompagner notre agriculture vers de nouveaux débouchés, répondre à des objectifs économiques, techniques… L'innovation passe par la performance à plusieurs niveaux.

L'innovation passe aussi par les formations, quel que soit le thème. Elles sont un bon moyen de s'améliorer et de rassembler les

compétences pour performer. D'où l'importance des Chambres, qui dispensent ces formations.

C'est aussi encourager les démarches de progrès dans le contexte du réchauffement climatique, je pense notamment à l'autosuffisance. "

 

Maxime Vaugeois,

éleveur, candidat

" Le revenu est le premier levier pour motiver des jeunes à s'installer. Il faut qu'ils puissent vivre de leur métier. C'est vrai pour les jeunes et pour les moins jeunes. Il faut maintenir les outils de production en subventionnant

éventuellement les exploitations à la modernisation, plutôt que de subventionner les productions directement via les aides Pac.

Maintenir aussi un tissu industriel à proximité des exploitations.

Une agriculture attrayante en diminuant les contraintes notamment administratives. C'est une source de stress, les gens en ont marre

de remplir des papiers, d'être agressés pour leur pratique, que ça soit sur du curage de fossés et de la taille, des effluents… C'est

tout un tas de choses sur lesquelles il faut un soutien. L'attractivité passe aussi par les jeunes. Il est important de faire de la promotion pour ces métiers. Il faudra continuer à faire évoluer le parcours à l'installation pour les sécuriser et les fiabiliser, qu'elles soient durables et pérennes. C'est clairement notre volonté. Pour cela, il faut aussi faciliter davantage l'accès à la formation, d'abord sur la

formation initiale dans les établissements scolaires et permettre aux jeunes d'avoir des formations agricoles accessibles donc sur les territoires ruraux directement. Avoir un certain nombre d'établissements, d'avoir une diversité de formation dans ces établissements au plus près du terrain pour que les jeunes puissent y accéder facilement. Il est important aussi sur la formation initiale que les professionnels restent intégrés au cursus de formation dans le sens où ils peuvent aussi

adapter le cursus de formation aux réalités terrain. C'est aussi des formations à destination des agriculteurs proche sur le terrain, donc bien réparti sur le territoire, pour limiter les temps de déplacement et les temps de formation

des agriculteurs. Autre point important : avoir un accès facile aux services de remplacement et éventuellement une prise en charge si un agriculteur demain va en formation idem pour les salariés des exploitations qui peuvent également prétendre à ce service. "

 

Les candidats du collège des chefs d'exploitation :

Collège des chefs d'exploitation : Guillaume Larchevêque, Sylvain Delye, Chloé Pilouer, Armand Prod'homme, Nicolas Tison, Anne-Marie Denis, Alexis Graindorge, Damien Louvel, Laurence Lubrun, Jean-Christophe Aguinet, Denis Genissel, Valérie Vie, Maxime Vaugeois, Stéphane Davy, Sylvie Nobus, Thibaut Loiseau, Stéphane Meunier, Michèle Hubert, Jean-Baptiste Radigue et Emmanuel Prévost.

Lire aussi : Élections : la liste commune JA et FDSEA présentée

Collège des organisations syndicales : Florian Papin, Françoise Féret, Kévin Boulivet.

Collège des propriétaires : Jackie Gilbert, Lucette Beaudoire, Claude Coquerel.

Collège des anciens : Jean-Luc Delaunay, Anne-Marie Guérin, Raymond Bazille.

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