Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Mise aux normes
De 100 à 60 000 euros

Elle peut être économique lorsque l’agriculteur prend le temps de la réflexion.

David Villand, “Mise aux normes rime aussi avec économie”.
David Villand, “Mise aux normes rime aussi avec économie”.
© E.C.
Mise aux normes ! Un sujet qui “titille” beaucoup d’agriculteurs. Quel prix ? Quel coût ? Quelles démarches et enfin que choisir ? David Villand, installé en individuel à Saint-Côme du Mont, s’est lui aussi posé ces questions. En agissant avec prudence et en raisonnant ses besoins, il a descendu son investissement initial de 100 000 à 60 000 euros. 4 ans de réflexion Installé en 1996, il prend la suite de ses parents, David Villand valorise aujourd’hui 282 000 litres de lait. “J’ai aussi une étable 10 places pour les veaux de boucherie (Veaux du bocage Normand) qui consomment 25 000 litres de lait par an”. A cela s’ajoute un autre atelier : 96 jeunes bovins (race charolaise). La SAU fait 92 ha d’un seul tenant, dont 40 ha de marais. “Le reste ? 22 ha de blé, 5 ha de féverolles, 12 ha de maïs, le reste en herbe”. La mise aux normes a commencé en 2002 et s’est achevée... en 2006. “Elle a duré 4 ans notamment en raison de l’évolution géographique de l’exploitation. J’avais un riverain très près, j’ai racheté le terrain, cela m’a permis de revoir mon projet de mise aux normes”. Au départ, David conçoit une fumière et un décanteur, tous les deux couverts; le lisier étant répandu dans les champs grâce à un asperseur. Une fois le problème du riverain réglé, David revoit son projet à la baisse. “La première version coûtait 100 000 euros. Dans la seconde, aujourd’hui opérationnelle, j’ai construit une fumière filtrante (non couverte) avec des matériaux d’occasion : traverses de chemins de fer et un solide grillage soudé. A la place du décanteur, j’ai substitué une fosse géomenbrane”. En final, l’investissement ne passe pas les 60 000 euros, dont 1/3 d’aides. Il est vrai que notre agriculteur n’a pas attendu pour entrer dans le PMPOA 2. Aujourd’hui, David Villand est aux normes, un travail qu’il ne regrette en aucun cas, il est vrai que le deuxième pilier de la politique agricole commune sera fortement lié à la protection de l’environnement sous toutes ses formes.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité