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Arnauld Besnard-Bernadac
De la Banque à la Chambre d'agriculture de l'Orne

Nouveau président, nouveau directeur, nouveau binôme à la tête de la Chambre d’Agriculture de l’Orne. Une page s’est tournée mais la feuille de route reste inchangée. Rencontre avec Arnauld Besnard-Bernadac qui occupe depuis lundi officiellement la fonction de directeur général.

Après 3 semaines de tuilage avec Bruno Charuel, Arnauld Besnard-Bernadac occupe depuis lundi ses fonctions officielles. Sa première mission : “recevoir l’ensemble de l’équipe de direction pour faire connaissance, échanger, m’imprégner de l’activité de chacun”. Parallèlement, il a rencontré les neuf élus du bureau de la Chambre d’Agriculture sur leur exploitation. Une façon originale d’appréhender la diversité de l’agriculture ornaise.
Après 3 semaines de tuilage avec Bruno Charuel, Arnauld Besnard-Bernadac occupe depuis lundi ses fonctions officielles. Sa première mission : “recevoir l’ensemble de l’équipe de direction pour faire connaissance, échanger, m’imprégner de l’activité de chacun”. Parallèlement, il a rencontré les neuf élus du bureau de la Chambre d’Agriculture sur leur exploitation. Une façon originale d’appréhender la diversité de l’agriculture ornaise.
© TG

Si vous arpentez tôt le matin les rues d’Alençon, peut-être y croiserez-vous un joggeur à l’allure longiligne. Un faux air de Jean-Michel Aphatie (chroniqueur politique sur RTL et Canal +) mais un vrai marathonien. Arnauld Besnard-Bernadac en affiche 7 au compteur. Son meilleur temps : 3 h 40 mn. C’était à Berlin. Un sportif dans l’âme ? “Pas du tout, lâche-t-il étonnement. J’aime simplement me fixer des objectifs comme celui de participer à un marathon. C’est simple. Il suffit d’une bonne paire de tennis et de s’entraîner 4 fois pas semaine pendant la phase préparatoire. On peut le faire partout. C’est juste une question de volonté”. A n’en pas douter, le nouveau directeur de la Chambre d’Agriculture de l’Orne est un homme de challenge qui ne lâche pas le morceau. 

30 ans de banques
Un trait de caractère qui permet de mieux comprendre ses choix. Alors qu’il aurait pu dérouler sereinement au Crédit Agricole Normandie les 10 à 15 ans de carrière qu’il lui reste à parcourir, il a décidé de ré-orienter son parcours professionnel et d’assumer la part de risques que cela suppose.
Après une formation de juriste avec un penchant pour le notariat, Arnauld Besnard-Bernadac a finalement tracé son chemin dans la banque. Tout d’abord à la Bred, pendant 7 ans, de Caen à La réunion en passant par Rouen. “Une superbe école de formation, se souvient-il, où j’ai appris les métiers de la banque”.
En 1989, hasard de la vie et parce que sa femme y décroche un job, notre homme natif d’Alençon intègre le Crédit Agricole départemental. Il anime le réseau commercial, assure la direction de l’agence centrale d’Argentan... En 1991, il rejoint le siège ornais. Il audite, inspecte, organise. Il est une des chevilles ouvrières du premier chantier de fusion régionale. Il remet le couvert en 1995 avec le rapprochement du Calvados. Il est d’ailleurs muté en 2007 à Caen pour occuper le poste tout juste créé de secrétaire général. “Une fonction un peu politique, un directeur de cabinet en quelque sorte, commente-t-il. L’autre volet, c’est la communication interne et institutionnelle.” L’occasion de rencontrer beaucoup de monde, en premier lieu les 1 300 administrateurs du Crédit Agricole Normandie. Des élus parfois multi-casquettes, siègeant au Crédit Agricole mais aussi à la Chambre d’Agriculture.

Poursuivre le projet stratégique
Dans les coulisses, certains évoquent parfois le prochain départ de Bruno Charuel, ex-directeur de la Chambre. L’idée mûrit dans l’esprit d’Arnauld Besnard-Bernadac. Il aime porter de nouveaux projets, manager une équipe.
La taille humaine de la Chambre d’Agriculture (85 agents contre plus de 2 000 au Crédit Agricole Normandie) le séduit. Et pour ce “célibataire géographique” comme il se qualifie, un terme utilisé dans la Marine dont il est officier de réserve, revenir à Alençon autrement que les week-ends constitue un plus. En octobre dernier, il fait acte de candidature. Daniel Epron et Nicole Gourmelon, respectivement président et directrice générale du Crédit Agricole Normandie, soutiennent sa démarche. Du côté des élus consulaires ornais, on connaît l’homme, on l’apprécie. Mais il y a de la concurrence et puis il lui faut l’agrément de l’APCA (Association Permanente des Chambres d’Agriculture). Un sésame indispensable. Arnauld Besnard-Bernadac va passer avec succès toutes les épreuves de sélection. Après 3 semaines de tuilage avec Bruno Charuel, il occupe depuis lundi ses fonctions officielles. 
Sa première mission : “recevoir l’ensemble de l’équipe de direction pour faire connaissance, échanger, m’imprégner de l’activité de chacun”. Parallèlement, il a rencontré les neuf élus du bureau, sur leur exploitation. Une façon originale d’appréhender la diversité de l’agriculture ornaise. Il lui reste désormais à entrer dans les dossiers. Si la Chambre d’Agriculture s’est dotée d’un nouveau binôme président/directeur, il ne faut pas  s’attendre à une révolution.
Evoquant la gestion saine et rigoureuse du tandem précédent, il s’inscrit dans la feuille de route établie par l’équipe sortie des urnes lors des dernières élections. Il va donc poursuivre le travail en portant une attention particulière au travail consulaire ainsi qu'à l'offre de services aux agriculteurs.

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